Google supprime huit liens pirates par seconde : suffisant ?

Clément Solym - 08.10.2013

Lecture numérique - Législation - Google - supression de liens - MPAA


Alors comme ça, le moteur de recherche Google proposerait des liens pointant vers des sites de contrefaçon ? Pourtant, chaque seconde, Google déréférence plus de huit liens pirates, et durant le mois de septembre, a décroché le gros lot : 5,3 millions de liens prétendument contrefacteurs ont été supprimés au cours du mois. 

 

 

 

 

Ces données sont officielles, et présentées en toute transparence par Google sur la page dédiée. Selon la MPAA, 82 % des recherchent menant à des contenus piratés viennent de Google aujourd'hui encore. Et pour la société américaine en charge de la défense des intérêts d'Hollywood, avec la RIAA, qui se charge de la musique, il est encore et toujours trop facile de trouver des contenus piratés via le moteur de recherche. 

 

Une étude présentée par  la  Computer and Communications Industry Association, organisation indépendante, prétend cependant que les modifications de recherches n'auront pas d'impact sur l'évolution de la contrefaçon. De fait, et selon leurs conclusions, les termes MP3 ou Torrent, sont rarement utilisés pour affiner les résultats. Les pirates en quête de sensations fortes font des recherches plus généralistes pour trouver leurs contenus. 

 

« Les solutions à la contrefaçon en ligne ont peu de relations avec la recherche », affirme alors la CCIA, pour qui 15 % du trafic sur les sites pirates viendraient des moteurs de recherche et de leurs résultats. Moins de 8 % du trafic de The Pirate Bay proviendrait de cette source. (rapport à cette adresse)

 

Alors comme ça, Google ne serait donc pas tant responsable que les organisations de défense des professionnels veulent bien l'affirmer. La MPAA va même jusqu'à affirmer que la mise à jour du moteur et de son algorithme en août dernier n'a absolument rien changé, pas plus que cela n'a nui aux sites pirates. 

 

En effet, la MPAA affirme que, selon ses propres études, 74 % des gens qui ont visité un site de piratage sont passés par un moteur de recherche. En contrepartie, 58 % des recherches effectuées s'appuient sur des mots clefs comme des noms d'émission de télévision, ou d'autres choses de ce genre. 

 

Google tente de se défendre des rapports qu'ils lui soient favorables ou non. Il porte le fer contre l'idée que les résultats de recherche soient des facteurs importants dans le piratage. « Il y a plus de 60 milliards d'adresses sur le web. Seule une infime partie de ces milliers de milliards viole le droit d'auteur. » Et surtout, Google déplore les efforts démultipliés des ayants droit pour protéger chaque morceau de texte, de photo, de vidéo ou d'enregistrement sonore.

 

Facile pour le moteur de recherche qui brevette tout ce qu'il peut pour défendre ses intérêts...