Gratuite ou moins chère : pourquoi la contrefaçon séduit les jeunes sur internet

Cécile Mazin - 08.04.2016

Lecture numérique - Législation - contrefaçon internet - gratuit prix oeuvres - jeunes Europe


Les jeunes européens sont sensibles à la tarification proposée pour des contenus culturels. Un rapport présenté par l’Office de la propriété intellectuelle de l’Union européenne indique que 25 % des jeunes ont reconnu avoir piraté des œuvres au cours des 12 derniers mois. Il s’agit spécifiquement de musique, jeux vidéo et de films.

 

Attention, pirates

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

Le rapport de l’EUIPO se base sur une enquête comportementale. On y apprend ainsi que six personnes sur 10 ont cessé de recourir aux outils pirates, dès lors que les tarifs pour ces œuvres sont devenus raisonnables. Un tiers des répondants assure que l’accès à une œuvre piratée est plus rapide et plus facile que pour les offres légales.

 

Intellectual Property and Youth se concentre sur les 15/24 ans des 28 Etats membres. Ils sont près d’un quart à considérer qu’il n’existe rien de mal à se fournir en œuvres depuis des sources illégales pour un usage personnel. 

 

« Cette étude nous aide à comprendre les digital natives, explorer la manière dont ils se comportent en ligne et mesurer l’ampleur du défi pour changer leur attitude », précise le directeur de l’EUIPO, António Campinos. 

 

En ce qui concerne les achats en ligne, 12 % des personnes interrogées ont intentionnellement acheté des produits contrefaits, vêtements, accessoires, chaussures, etc., pour des raisons financières.

 

Pour la France, par exemple, 11 % des jeunes ont eu recours à des contrefaçons dans leurs achats au cours de 12 derniers mois – 34 % ont intentionnellement utilisé des sources illégales pour accéder à des contenus en ligne. 

 

Cependant, la grande majorité des jeunes n’achètent pas de produits contrefaisants en ligne. Plus de la moitié des jeunes interrogés affirment ne pas faire confiance aux sites qui vendent des produits contrefaisants, et 20 % déclarent craindre que leurs données fassent l’objet d’une utilisation abusive s’ils effectuent un achat.

 

L’étude complète est à cette adresse.