@horse_ebooks : Un des spambots littéraires sur Twitter

Clément Solym - 25.02.2012

Lecture numérique - Usages - spambot - littérature - Twitter


Derrière les comptes Twitter, il y a plus de mystères encore que derrière un pseudonyme de chat. Et les réactions ou commentaires peuvent aller très vite, voire faire des dégâts. Or, il ne faut peut-être pas s'acharner sur tous les comptes que l'on croise : certains sont simplement des robots...

 

Et c'est dans un long article de Gawker que l'on découvre qui se cache derrière le compte @horse_ebooks, dont le comportement erratique et les messages pas toujours très bien compris posaient question. C'est que... est-il vraiment bon de savoir comment le magicien d'Oz manipule toutes ses commandes et quels sont les trucs de ses artifices ? 

 

@horse_ebooks dispose tout de même de 46.900 followers, ce qui a de quoi susciter la curiosité. 

 

 

 

Bien, le journaliste s'est donc mis en quête, parce qu'au compte Twitter était associé un site internet, horse-ebooks.com. Et une description : « Je suis le cheval de Buffalo Bill. » À première vue, on a affaire à un grand malade, mais la curiosité vous pique : sous la suite de sa présentation, se trouve un lien, et là, une chance sur deux de tomber sur un lien abritant un virus ? 

 

Pas même : horse_ebooks vous propose d'acheter des livres numériques, 45 exemplaires, pour 9,95 €. Sauf qu'au moment de l'achat, c'est un flot massif de publicités, de pop-up qui jaillissent, et des tweets de spams qui défilent. 

 

Donc, le compte Twitter n'est qu'un spambot mis en place pour assurer la promotion d'un site de vente, programmé astucieusement pour éviter les filtres anti-spam et Twitter, tout en publiant des messages qui semblent être rédigés par un humain. 

 

Avec des messages du genre 

 

"Worms – oh my god WORMS,"  

ou

"I noticed that my hair grew faster from spending time in my pyramid."

 

ce sont des extraits tirés de nulle part, et qui donnent un flux de tweets assez intrigants, comme une poésie surréaliste complètement décalée.

 

Toute l'enquête, sur Gawker