iBibliothèque : Jean d'Ormesson se met au numérique

Clément Solym - 18.05.2011

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En partenariat avec les Éditions Garnier et la Banque Populaire, Le Figaro littéraire lance sous la direction de l'académicien une iBibliothèque « idéale ».

Disponible gratuitement depuis aujourd'hui pour iPad, iPhone et les appareils tournant sous Androïd, l'application permet la lecture de grandes oeuvres de la littérature française. Outre de mettre à gracieusement à disposition du public quelques ouvrages des plus grandes plumes (Balzac, Baudelaire, Beaumarchais, Verne, Lamartine, Dumas, Hugo, Molière, Montesquieu, Rousseau, Stendhal, Zola... - pour ne citer qu'eux), l'application permet également une navigation interactive assez appréciable.

Jean d'O vous accompagne

Il est possible de naviguer entre les titres disponibles par oeuvres, par auteurs ou par genre. Une sélection thématique compile des extraits réunis par grands thèmes. Il est même possible d'écouter certains passages.

Pour chaque ouvrage il est donné au choix d'en lire l'intégralité, d'en consulter les passages clés, de consulter des notices. Et pour l'expérience de lecture, il est possible de jouer sur la taille du texte, sa couleur, d'annoter sa lecture et de la partager sur les réseaux sociaux.

Bonus, le nombre d'ouvrages contenus dans l'iBibliothèque va être régulièrement augmenté. Un seul regret : qu'il ne soit pas possible de modifier soi-même le catalogue. Pour le reste rien à dire : l'application est véritablement de grande qualité, et gratuite. Pourquoi s'en priver ?

Nota : La photo de l'académicien, aussi brillant que populaire, en couverture de l'application, est quelque peu imposante à l'écran. Et quelque part provocante, lorsque Jean d'Ormesson confesse volontiers ne pas avoir de montre, encore moins d'ordinateur ou d'adresse mail.


L'écrivain s'amuse cependant volontiers du paradoxe, en citant, à propos de sa présence sur un support numérique, Doge de Gênes ("Qu'est ce qui vous a le plus intéressé à Versailles ?- D y être") et Rivarolles ("Ne rien savoir est un immense avantage, mais il ne faut pas en abuser"). Et, tout en s'extasiant de manière touchante devant la possibilité de prendre aujourd'hui l'avion avec « tout Proust dans sa poche », Jean d'Ormesson conclut en affirmant sa conviction que « le progrès va sauver la tradition ».

La tradition étant, en l'espèce, la littérature, « l'un des rares liens qui donnent encore une cohérence nationale au-delà des clivages et des oppositions ».