Watson, l'équivalent robot du mec qui critique vos romans

Antoine Oury - 17.07.2015

Lecture numérique - Usages - IBM - Watson - jugements critiques


Le correcteur orthographique vous en fait peut-être voir des vertes et des pas mûres, mais il ne se permet pas de critiquer le style (pauvre ou le pauvre style...) de vos SMS. IBM vient de créer le Watson Tone Analyzer, un système informatique capable d'émettre des jugements critiques sur un texte : dernier développement de sa gamme d'informatique cognitif, l'outil laisse dubitatif, mais promet des avancées sans précédent.

 

Bender, de la série Futurama

 

 

Évidemment, si certains conseils délivrés par la machine pourront faire sourire, la bête est plutôt poussée : il suffit d'entrer quelques lignes de textes sur le site Web du programme, et Watson passera en revue la cohérence stylistique de l'ensemble. Après une analyse de l'ensemble du texte, le programme le classe dans une ou plusieurs catégories, selon les termes employés, à différents niveaux : émotionnel, social et rédactionnel.

 

Ensuite, Watson identifie différentes tonalités, plus ou moins associées à des syntagmes particuliers, et suggère certains remplacements pour des mots qui semblent un peu hors contexte. L'utilisateur peut définir quelle sera la tonalité générale de son message, selon le destinataire ou le contexte. On évitera ainsi de trop tendre vers l'enjouement (cheerfulness) dans le cas d'une lettre de licenciement.

 

 

 

L'expérience est intéressante, et constitue un pas important dans la prise en compte du contexte, particulièrement important dans la construction d'un Web sémantique, capable de comprendre plus finement les requêtes. Néanmoins, la machine ne fonctionne qu'avec la langue de Shakespeare, et sans les jeux de mots ou les allusions grivoises.

 

(via EnGadget, VentureBeat)


Pour approfondir

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Le cycle des robots t.1 ; les robots

Première Loi : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger. Deuxième Loi : Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres entrent en contradiction avec la Première Loi. Troisième Loi : Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n'entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi.

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