Le piratage d'ebooks intéresserait peu les internautes britanniques

Clément Solym - 20.08.2015

Lecture numérique - Législation - livre numérique - contrefaçon ebook - consommateurs internet


Le bureau de la propriété intellectuelle britannique a communiqué fin juillet son rapport d’analyse sur la période de mars à mai 2015, concernant la contrefaçon numérique dans le pays. La Publishers Association se félicite d’ores et déjà de constater que l’édition affiche les plus bas niveaux de téléchargement pirate. Ou bien de ce que les autres industries soient plus touchées ?

 

Don't *** the Internet ! - La Quadrature du Net, IFLA 2014

ActuaLitté CC BY SA 2.0

 

 

Selon le rapport, 20 % des internautes britanniques avouent qu’ils ont téléchargé des œuvres illégalement – mais seul 1 % reconnaît avoir piraté des livres numériques. En revanche, on constate chez les consommateurs d’ebooks, seuls 6 % le font de manière illégale, contre 20 % dans le domaine de la musique, 21 % pour la télévision et 25 % pour le cinéma. 

 

On constaterait également que le livre numérique piraté est en recul, puisqu’au cours des trois derniers mois, le téléchargement ou streaming illégal serait en repli. 

 

 

 

Les consommateurs d’ebooks se montreraient aussi plus engagés : ils sont 69 % à acheter des œuvres numériques (le reste étant des œuvres gratuites, sans notion d’illégalité). 

 

Dans l’ensemble l’IPO note que le recours au Peer-to-Peer a nettement diminué chez les utilisateurs, qui restent en revanche très accroché au modèle uTorrent. 17 % des contrevenants ont déclaré être passé par ces outils pour se fournir en contenus.