Innelec Multimédia ouvre une plateforme culturelle : AllBrary

Clément Solym - 28.11.2012

Lecture numérique - Acteurs numériques - Innelec Multimédia - plateforme culturelle - Albbrary


Denis Thébaud, PDG et fondateur du groupe de distribution Innelec Multimédias, annonce clairement la couleur : Allbrary repose sur un principe connu, celui de bibliothèque, pour devenir une plateforme globale de contenus numériques. L'outil, qui entrera en phase bêta le mois prochain, ouvrira officiellement au mois de mars. 

 


 

 

Interrogé par Édition Multimédi@, il expose ses ambitions, « de fournir aux clients de notre bibliothèque en ligne dans le monde entier tous les contenus numériques : jeux, logiciels, livres, presse et magazines, vidéo, musique, études de marché, formation, art digital. » Et d'autres encore. Un projet de longue haleine, qui se développera sur une dizaine d'années, avec une dimension internationale. 

 

« Nous allons permettre à tous les fournisseurs de contenus (producteurs, éditeurs, studios, etc.) de conquérir des clients dans tous les pays, avec une segmentation très large. Par exemple, un éditeur de livres pourra avoir accès à des lecteurs qui sont par ailleurs principalement intéressés par les jeux ou les logiciels », explique le PDG.

 

La maturation du projet, débuté en 2008 et lancé en 2010 avec les outils de sécurisation nécessaire, aboutit aujourd'hui, avec une intention ouvertement qualitative. Entre 1000 et 10.000 références selon les différents secteurs, et un plan de route qui débutera par les jeux et logiciels, avant de s'ouvrir sur les livres, la presse et les magazines. Seule la musique n'est pas encore prévue, et ce, pour laisser le temps de trouver « un axe différenciant par rapport aux acteurs historiques ». 

 

Les deux tiers des oeuvres seront en accès gratuit, avec la perspective de générer 80 % du chiffre d'affaires. D'ailleurs, Denis Thébaud assure qu'il fera « en sorte de ne pas avoir de publicité pour ne pas « polluer » [l']expérience » des utilisateurs. Du côté de l'offre payante, le projet tourne autour d'une location ou d'un achat ferme, avec l'expérimentation d'une période d'essai avant engagement. En fonction des contrats, les revenus versés aux éditeurs seront sur 70/30 ou 50/50, avec une totale transparence. 

 

Les contenus seront accessibles depuis ordinateurs, tablettes, puis smartphones, nous explique la société, « par le biais de mises à jour successives, qui apporteront de nouvelles fonctionnalités ». 

 

Au commencement, 7 à 10 millions € seront injectés dans ce projet, pour un chiffre d'affaires sur le marché mondial qu'il évalue à 150 milliards €. L'équilibre serait atteint entre 2015 et 2016, et les profits commenceront l'année suivante. Pour ce distributeur physique, le projet Allbrary amorce une séparation entre les activités, considérant que ce « sera créateur de valeur pour l'une et l'autre ». 

 

Pour l'heure, la société nous informe que les contacts avec les maisons d'édition sont pris, mais qu'aucun éditeur n'a encore signé. Cependant, les discussions ont commencé. 

 

Les inscriptions pour la bêta sont ouvertes, à cette adresse.