Intelligence Artificielle : Facebook veut saisir les émotions

Nicolas Gary - 21.09.2013

Lecture numérique - Usages - Big data - intelligence artificielle - sentiments


Le réseau social mondial vient d'engager une équipe de huit chercheurs spécialisés dans l'intelligence artificielle, qui travaillent actuellement à du ‘deep learning'. Le projet est simple : mieux comprendre ce que les utilisateurs peuvent publier et améliorer l'expérience des utilisateurs, en leur proposant des messages plus personnels, pour son service News Feed. 

 

 

Attention!

AJC1, CC BY SA 2.0 

 

 

Un fil d'actualités plus resserré, certes, mais surtout une plus grande compréhension des utilisateurs, le réseau veut définitivement comprendre et appréhender les contenus que diffusent les utilisateurs. Et les spécialistes de l'IA se penchent sur des outils qui s'inspirent du fonctionnement des cellules du cerveau pour traiter les informations. 

 

Objectif : classer, ranger, trier et donner à un logiciel les capacités de saisir des émotions, des événements et des sentiments exprimés. L'autre pan concernera les photos, et la reconnaissance des objets présentés, explique Technology Review

 

Les expérimentations se font donc sur le fil d'actualités, dans un premier temps, pour "apprendre en profondeur"

et parvenir à présenter aux utilisateurs les mises à jour de profil qui sont les plus pertinentes. C'est également une approche plus précise de l'état d'esprit des utilisateurs du réseau, et un moyen pour comprendre plus finement le sens de leurs messages.

 

En développant la capacité d'analyser une situation et d'appréhender les messages derrière les mots, l'intelligence artificielle pourrait arriver à prédire ce que les utilisateurs vont faire, explique le chef de projet Mike Schroepfer, directeur de la technologie chez Facebook. 

 

« La quantité de données augmente massivement, les gens ont de plus en plus d'amis et avec l'avènement de la téléphonie mobile, les gens sont plus souvent connectés. Ce n'est pas une fois dans la journée que je consulte mon téléphone : je sors constamment mon téléphone, en attendant un ami, ou dans un café. Nous avons cinq minutes pour vous plaire », précise-t-il.