Italie : Convaincre l'Europe du bien-fondé de la TVA réduite sur l'ebook

Cécile Mazin - 24.12.2014

Lecture numérique - Législation - TVA livre - Europe Italie - ebook fiscalité


L'Italie a donc choisi d'entrer dans le conflit avec l'Europe, en introduisant une réduction de son taux de TVA sur les livres numériques. « Une grande réussite pour le pays et l'ensemble du monde du livre », assure l'association des éditeurs italiens, qui souhaite désormais arriver à convaincre l'ensemble des États membres. 

 

 

Colosseum / Colosseo / Coliseum

Bert Kaufman, CC BY SA 2.0

 

 

La campagne lancée sur tout le territoire, à travers les réseaux sociaux, #Unlibroèunlibro, aura porté ses fruits. L'objectif était de parvenir à ce que les livres, indépendamment de leur format, papier ou numérique, reçoivent le même traitement fiscal. 

 

Marco Polillo, président de l'AIE, assure qu'il s'agit là d'une grande réussite, également pour les finances du pays, en introduisant un régime de TVA à 4 %, contre 22 % auparavant. Une idée que l'OCDE ne partage plus depuis quelques semaines : un rapport a pointé le fait que les pays avec un taux de TVA bas ne faisaient, somme toute, que favoriser les ménages déjà riches, ou aisés. 

 

Ne gâchons pas la fête, l'Italie dispose désormais d'une nouvelle approche fiscale, poursuit Polillo, qui « ouvre de nouveaux scénarii pour la lecture dans l'Italie. C'est la raison pour laquelle c'est une grande réussite pour le pays, tout d'abord pour les lecteurs, mais aussi pour les non lecteurs, qui ont maintenant une nouvelle occasion de s'initier à la lecture en ayant recours aux nouvelles technologies ».

 

La campagne Unlibroèunlibro a connu un véritable engouement sur les réseaux, avec de multiples actions, ayant regroupé lecteurs, éditeurs, libraires. Les efforts du parlement et du gouvernement italien, ayant permis d'aboutir à cette nouvelle solution fiscale, ont été largement portés par Dario Franceschini, le ministre de la Culture, note l'AIE. « L'Italie a choisi et le changement interviendra le 1er janvier. Maintenant, notre objectif avec l'aide du gouvernement italien est de faire changer d'avis toute l'Europe. »