J'aime Lire Store : 40 % des ouvrages téléchargés depuis l'étranger

Clément Solym - 13.01.2014

Lecture numérique - Usages - J'aime Lire Store - livres numériques - Bayard


On peut faire des bilans en fin d'années, ou profiter du début de la suivante : chez Bayard, on annonce avec plaisir que le J'aime Lire Store poursuit sur sa jolie lancée. Après un lancement discret en février 2012, l'application compte désormais 30.000 livres numériques vendus, et se propage à présent sur les ordinateurs. 

 

 

 

 

Sur l'AppStore, le J'aime Lire Store serait « la première bibliothèque numérique des 3-12 ans », promet l'éditeur, avec 115.000 foyers qui ont téléchargé l'appli, pour l'heure exclusivement accessible sur appareils iOS. 

 

Les titres vendus sont issus des catalogues Bayard Jeunesse et Milan Presse, ainsi que des romans de de J'aime Lire, Mes Premiers J'aime Lire, Histoires pour les petits, mais aussi les Belles Histoires ou BD Kids. Ces derniers «  présentent des bénéfices liés à la lecture numérique : écoute audio, marque-page tactile, explication des mots compliqués ou histoires animées… »

 

Dans le Store, on retrouvera plus de 200 références, avec des grands classiques, susceptibles de faire verser une larme aux plus anciens : Petit Ours Brun, SamSam, Tom-Tom et Nana ou Ariol, bref, de jeunes pousses. 

 

Enfin, donnée intéressante, 40 % des ouvrages sont téléchargés par des personnes francophones qui vivent à l'étranger. Un accès plus simple à la lecture, en format numérique, chose qui est d'ordinaire loin d'être évidente, puisque des restrictions géographiques pèsent sur les ebookstores traditionnels. 

 

Fin octobre 2013, le député Bruno Nestor Azerot de Martinique avait alerté la ministre de la Culture sur cette question : « C'est un problème que nous rencontrons souvent dans les territoires d'Outre-Mer. Il nous est par exemple impossible d'ouvrir un compte chez Fnac, si l'on ne dispose pas d'une adresse physique ou tout du moins, d'un compte bancaire basé en métropole. Être domicilié Outre-Mer semble poser un problème », nous précisait-il, joint par téléphone.

 

Depuis, la situation ne s'est pas vraiment améliorée, et pas vraiment par la faute des ebookstores.