James Patterson : un livre papier pas cher, l'ebook trop cher

Clément Solym - 02.02.2012

Lecture numérique - Acteurs numériques - Papier - Amazon - Ebook


Explications demandées : il s'agit en fait du roman Private Games de James Patterson et Mark Sullivan. Il est à vendre 9,49 £ sur Amazon, et la version ebook est à 6, 39 £ (Kindle edition). Trop peu cher pour une version papier alors que la version numérique est plutôt élevée, en comparaison, estime le site FutureBook.

 

Classé premier (ventes) au Royaume-Uni, Private Games est disponibles pour un peu plus de 9 £ sur Amazon et plus de 6 £ pour l'ebook.  Et cela, alors que la plupart des livres numériques dans le top des ventes Kindle sont au dessous de 5 £, mais surtout trois livres sterling d'écart, cela fait peu. Ou beaucoup trop, plutôt. C'est exactement le même cas de figure pour un roman de Stuart MacBride, il est vendu 7 £ et ...6,99 £ version numérique.

 

 

 

Une politique de prix « aussi mauvaise pour les auteurs, les éditeurs et les distributeurs. Mais avant tout pour le livre » juge FutureBook. « Les bonnes intentions des éditeurs n'y font rien et mettent en péril la chaîne tout entière. » Les éditeurs se placent dans une position délicate en dévaluant le livre avec un prix absurde et en arnaquant le lecteur avec un prix ebook extrêmement proche de la version papier.

 

La solution ? Des prix que les consommateurs estiment justes et sensés, travailler sur le produit papier, en clair faire en sorte que le prix du livre papier ne tende pas à se caler sur le prix d'un ebook.

 

Au moins la politique de prix ne vire pas au total non sens comme c'est parfois le cas, avec des ebooks plus chers que la version papier (voir notre actualitté).

 

Il faut surtout prendre en compte les restrictions imposées par le contrat de mandat, qu'Apple et les éditeurs étasuniens pourraient avoir mis en place. Par ce dernier, les prix de vente des ebooks sont fixés par l'éditeur, qui empêche Am..on de faire baisser les tarifs. Mais comme en parallèle, le livre papier n'est soumis à aucune législation ni contractualisation, fixant un prix de vente minimal, ou unique, voilà que l'on se retrouve donc, au pays de l'Oncle Sam, comme celui de Sa Majesté, avec des incohérences parfaitement injustifiables.

 

A ce titre, un cabinet d'avocats a lancé une class action, ou recours collectif, embarquant des consommateurs qui s'estiment lésés, depuis le lancement de l'iPad, c'est-à-dire la mise en place dudit contrat d'agence... De nouvelles preuves d'une possible entente entre les parties ont d'ailleurs été dernièrement dévoilées.