Japon : pour numériser, l'éditeur garantit une politique anti-piratage

Clément Solym - 30.09.2012

Lecture numérique - Acteurs numériques - Japon - numérisation - droits numériques


Pour l'évolution du marché numérique, la création de contenus serait la clef. Et selon la société d'analyse Impres R&D, le marché du livre numérique japonais, qui aurait pesé 62,9 milliards de yens en 2011, devrait augmenter à 200 milliards de yens, tout rond, pour l'année 2016. Un horizon certes lointain, mais qui coïncide avec les pronostics de IDC, sur les ventes mondiales de tablettes - avec une croissance de 14 %

 

 

 

 

 

Ainsi, explique le site Yomiuri, c'est dans le travail de numérisation que le Japon a réalisé d'immenses avancées, avec pus de 200.000 ouvrages disponibles - bien moins que le 1,5 million d'ebooks accessibles chez Amazon, mais tout de même. Car ce qui entrava la numérisation sur l'Archipel, c'est le coût de fabrication, autant que les questions de droit d'auteur. Il faut obtenir des écrivains l'accord pour numériser, car ils signent rarement, avec les éditeurs des contrats les prenant en charge.

 

L'Association des éditeurs de livres au Japon a réalisé un modèle-type de contrat, qui désormais ouvre cette possibilité. Pour autant, les auteurs se méfient du piratage, et il revient, après signature des nouveaux contrats, aux éditeurs d'investir dans des forces spéciales de surveillance du web. Une garantie sine qua non, pour les auteurs, qui refusent de céder leurs droits numériques, sans une preuve de l'engagement de la maison, et d'une politique anti-piratage forte. 

 

Leur principal argument est que les particuliers trouveront à leur disposition tout un tas de services de numérisation de leurs oeuvres, et pourront en faire par la suite ce qu'ils souhaitent. Ainsi, les auteurs n'ont aucun contrôle sur ce qu'il advient de leurs oeuvres - alors qu'en confiant à l'éditeur le soin de s'en occuper, on évite tout à la fois la numérisation illégale, tout en recevant une certaine garantie de qualité. Ainsi, un écrivain avait déjà porté plainte contre un particulier, parce qu'une société avait transformé son livre. Mais l'éditeur ne disposant pas des droits numériques, l'auteur avait dû assumer seul sa plainte.

 

Dans le processus de numérisation, les petites et moyennes maisons peuvent bénéficier d'aides : de plus grandes structures proposent leur compétence, avec une mutualisation. La structure Digital Publishing Initiatives Japan Co (ou Pubridge) se charge de numériser, avec l'objectif d'arriver à un million d'oeuvres d'ici cinq ans. Pubridge profite d'une aide publique, de un milliard de yens, versée par le ministère de l'Économie et du Commerce, au titre de projet de numérisation urgent. Avant avril 2013, 60.000 livres devraient passer sous les scanners.

 

Sauf que cette semaine, le service n'avait encore reçu que 3000 titres à numériser. C'est que les premiers critères d'éligibilité pour profiter de ce service étaient assez drastiques. Il a fallu les assouplir considérablement, pour ouvrir à de plus petites structures encore.




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