L'EFF réclame un sursis pour les oeuvres de MegaUpload

Clément Solym - 01.02.2012

Lecture numérique - Usages - Megaupload - données - informations


Les hébergeurs de feu MegaUpload accordent un délai aux utilisateurs lésés, qui pourront envoyer un recours leur permettant peut-être de récupérer leurs données avant suppression définitive.

 

Tout n'était pas qu'illégalité sur MegaUpload: un certain nombre des oeuvres stockées sur les serveurs du site étaient en effet libres de droit, sous licence Creative Commons ou déposées par les auteurs eux-mêmes.

 

Les hébergeurs de la plate-forme de stockage, Carpathia Hosting et Cogent, ont décidé de laisser un répit de deux semaines supplémentaires à l'impressionnante masse de fichiers herbergés sur les serveurs, avant suppression. (voir notre actualitté)

 

 

Carpathia Hosting s'est finalement associée à l'Electronic Frontier Fondation (EFF), une association à but non lucratif, pour créer MegaRetrieval.com, un site qui propose non pas de récupérer immédiatement ses données, mais de déposer un recours afin de bénéficier d'une aide dans la récupération légale des fichiers.

 

Celle-ci est fournie par l'EFF en personne qui, comme le souligne son avocate, veut défendre « les utilisateurs légitimes de Megaupload dépossédés de leur bien sans avertissement ».

 

L'hébergeur, quant à lui « promet »qu'il n'effacera pas les données avant un préavis de sept jours.

 

Notons que cette mesure n'est disponible qu'aux États-Unis, d'où provenait également la décision de fermeture de la plate-forme. D'ailleurs, l'EFF ne mâche pas ses mots. « Le gouvernement aurait du faire en sorte d'éviter ce genre de dommages collatéraux, et non les provoquer. » De quoi alimenter en effet, et longuement, le conflit. « Le combat judiciaire entre le gouvernement et MegaUpload n'est pas

prêt de s'arrêter », considère donc l'EFF. 

 

« Heureusement, ces hébergeurs n'appliquent pas les méthodes du gouvernement, c'est-à-dire tirer d'abord et parlementer ensuite. »