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L'italien Mondadori s'offre le réseau social du livre Anobii

Antoine Oury - 13.03.2014

Lecture numérique - Acteurs numériques - Mondadori - Anobii - réseau social


Le groupe d'édition italien Mondadori a acheté le réseau social Anobii, créé en 2006 à Hong Kong par Greg Sung. La plateforme, centrée autour du livre, a rapidement grandi avant d'être achetée en 2012 par Sainsbury, chaîne de magasins britanniques. Aujourd'hui, Mondadori achète le réseau pour l'intégrer à sa politique commerciale, séparé de sa boutique de vente d'ebooks.

 


 

 

Sur le réseau social, un message du fondateur informe les utilisateurs du rachat, en promettant que le soutien du groupe Mondadori permettra d'améliorer le service. Un lien renvoie vers le communiqué de presse publié par Mondadori, lequel révèle que le réseau compte 1 million d'inscrits, dont « une forte base en Italie, avec près de 300.000 utilisateurs ».

 

Raison pour laquelle le groupe d'édition a souhaité acheter le réseau, plutôt que d'en développer à nouveau un de son propre chef. « L'acquisition d'Anobii renforce notre stratégie de développement pour les livres, et représente parfaitement son objectif, mettre le lecteur au centre de nos préoccupations », explique Ernesto Mauri, directeur exécutif du groupe Mondadori.

 

Le réseau permettra au groupe d'édition de surveiller les attentes des utilisateurs, mais également les sujets qui auront le vent en poupe, afin d'anticiper les futurs succès. 

 

Anobii avait déjà fait l'objet d'une acquisition en 2012, par la chaîne de magasins Sainsbury, qui avait principalement développé le côté librairie de livres numériques du site. 7 mois après l'acquisition, la chaîne britannique avait séparé l'entité ebookstore du réseau social, avant de revendre ce dernier.

 

Depuis octobre 2011, Anobii est vendeur de livres numériques, et plus spécifiquement ceux de Random House, Pan MacMillan, ou encore Canongate. Et à ce titre, le fondateur du réseau, Matteo Berlucchi avait fermement pris position contre les DRM, considérant que « procès et prévention restent les meilleurs moyens de lutter contre le piratage ».

 

Il s'était exprimé sur la question lors de la Conférence Mondiale sur le livre numérique qui se tenait à New York, en janvier 2012. Pour lui, clairement, les conserver est une erreur

 

Mais pour lutter contre le piratage, le fondateur avait salué les initiatives de lutte contre le piratage, en prenant l'exemple français. « Hadopi, une initiative française pour combattre le piratage, semble produire des bons résultats sans pour autant recourir à l'approche draconienne apportée par des lois comme la SOPA aux États-Unis ».