La FNAC lance son lecteur ebook : le FnacBook

Clément Solym - 21.10.2010

Lecture numérique - Acteurs numériques - numérique - dominer - prix


La FNAC se met à l'heure numérique avec un lecteur prévu pour la mi-novembre. L'enjeu ? Dominer le marché français.

Techniquement, la librairie multimédia française s'en donne les moyens. Le FNACBOOK possède toutes les qualités nécessaires pour s'affirmer sur le marché. Et s'imposer en France, où la concurrence apparaît avec entre autres l'Oyo de France Loisirs et Chapitre notamment. Ou presque.


Penchons-nous sur l'appareil. Le FnacBook est petit : 15x12x1cm ; et léger : 240g. Écran tactile 6 pouces, e-Ink (Sipix) qui vous permet de lire en plein soleil. 2 Go de mémoire (environ 2000 livres), extensibles jusqu'à 16 Go (10000 livres) par une carte SD. Une batterie conséquente d'environ 8000 pages.

Si on rajoute le WiFi, le FnacBook est du même acabit que l'Oyo. Seulement, l'appareil de la Fnac possède la 3G, gratuite qui plus est grâce à un partenariat SFR. Cela se ressent dans le prix, 199 € alors que l'Oyo est commercialisé pour 149 €. Cependant, le navigateur ne permet pas de surfer sur Internet,, conformément au souhait de SFR qui ne veut sûrement pas payer pour offrir de la 3G aux consommateurs. Eh oui, faut pas plaisanter.

Pour le reste, c'est donc plus ou moins similaire entre les deux concurrents. 5 tailles de caractères, l'appareil supporte les formats classiques (EPUB, PDF...). Il possède cependant une fonction mp3 pour audiobook et musique. Et la même fonction synchronisation que Barnes and Noble, le FnacBook étant accessible sur Ipad et Iphone. Et sous Android, mais pour cela, il faudra attendre le 1er semestre 2011.

« Nous sommes convaincus du succès de FnacBook ».

À l'instar de France Loisir et Chapitre, le lecteur de la FNAC s'accompagne d'un support librairie, fnac.com. Qui se vante d'être la plus grande de France. 80.000 titres quand la plus grande FNAC, aux Halles de Paris, en propose 17.0000. La librairie en ligne attend une augmentation de 10 % par mois , de quoi devenir la plus grande Fnac de France. « L'imprimé et le numérique ne sont pas antinomiques mais complémentaires ».


Christophe Cuvillier, directeur général de la FNAC, a profité du lancement du FnacBook pour renforcer ses positions. « L'inéquité fiscale [sur le livre numérique] au sein de l'UE est inacceptable ». Selon lui, le gouvernement français doit s'engager dans une démarche en faveur d'une régulation européenne de la TVA sur l'ebook, à 19,6 % en France alors qu'elle est à 6 % au Luxembourg par exemple. Et ce pour éviter la délocalisation d'entreprises françaises, qui a par ailleurs déjà commencée.

Chritophe Cuvillier s 'est aussi exprimé sur la piraterie : la meilleure réponse à celle-ci serait un catalogue étoffé. Certes, même s'il semble que la piraterie soit plus due à l'existence de GDN (Gestion des Droits Numériques, ou DRM). La Fnac a aussi discrètement pris position pour une régulation du marché du numérique, puisqu'elle fonctionne sous contrat d'agence avec ses éditeurs. C'est donc ses derniers qui fixent le prix des livres numériques.

Dès début novembre, les FnacBook seront en démonstration à la Fnac. Il est cependant d'ores et déjà possible de les pré commander, en magasin comme sur internet. Ils seront disponibles à la vente mi novembre, sur le web, et dans les magasins FNAC et SFR.

Pour ce qui est de la presse sur FnacBook, il faudra attendre l'application Android, début 2011. de même pour les bandes dessinées. Et si 50 livres seront préchargés sur le FnacBook, il faudra aussi attendre les prémices de l'année 2011 pour peut-être voir une offre où les deux premiers chapitres des livres seront gratuits.