La gratuité de best-sellers pour habituer à la lecture d'ebooks

Clément Solym - 27.03.2012

Lecture numérique - Acteurs numériques - Seth Godin - Ebook - Domino Project


Seth Godin, l'un des blogueurs les plus influents de la toile, vient de publier une note qui pourrait faire en désespérer plus d'un, auteur et éditeur confondus, sur le site de son Domino project. Il affirme que la transition relative de la lecture d'ouvrages imprimés à la lecture d'ebooks est pour l'instant un échec, car la majorité des gens n'a pas encore pris l'habitude de lire sur tablette ou lecteur ebooks, et ne lisent tout simplement plus. 

 

« Demander à vos amis possédant une tablette (iPad ou Fire) de vous montrer leur bibliothèque de livres. De plus en plus, avec le temps, vous n'y trouverez rien. Elles seront vides », affirme cette personnalité de l'édition.

 

 

Selon lui, quasiment plus personne ne lit de livres, avec et malgré l'arrivée du numérique, des ebooks et des lecteurs ebooks. La lecture de livres numériques est largement délaissée par les utilisateurs de tablettes ou lecteurs, qui préfèrent se servir de ces outils pour regarder des films, poster et regarder des photos, écouter de la musique ou parfois surfer sur le Net.

 

« Beaucoup de gens passent du livre imprimé à « plus de livres du tout » », et non pas de l'imprimé à l'ebook, selon lui, mis à part les « superlecteurs », une minorité, qui consomme plus que jamais depuis l'arrivée du numérique.

 

« La plupart des gens ne développent pas des habitudes de lecture en ligne, et l'industrie va le payer cher au cours de la décennie à venir », affirme-t-il.

 

Sa solution ? Offrir gratuitement une douzaine de best-sellers à l'achat d'une tablette ou d'un lecteur, pour justement habituer les utilisateurs à la lecture de livres numériques et relancer la demande. Une idée qui ne plaira pas forcément aux auteurs, mais qui serait viable sur le long terme selon Seth Godin :

 

« Ajoutez cinq ou dix millions de lecteurs à la liste des fans d'un auteur et ce dernier n'aura aucun problème à récupérer les royalties perdues, et les éditeurs comprendront rapidement que les habitudes prises au plus tôt sont les plus durables. »