La guilde des auteurs condamne la numérisation par 1DollarScan

Clément Solym - 25.08.2012

Lecture numérique - Acteurs numériques - 1DollarScan - Author Guild - zLibros Inc


Il y eut le lynchage de Lendink (voir notre actualitté) orchestré par un groupe d'auteurs, qui n'ont pas vraiment compris le principe de plateforme communautaire ni du crowdsourcing. À présent, la même résistance frappe la société 1DollarScan, à laquelle s'oppose la guilde des auteurs. Ce service, d'origine japonaise, propose de numériser n'importe quel ouvrage de papier - de  créer une copie privée - pour 1 $. 

 

 

 

 

« Il s'agit d'un service de violation de copyright », d'après le directeur exécutif de la guilde Paul Aiken. « S'il se trouve des différences entre les projets de numérisation de Google, 1DollarScan et Hathi Trust, ils ont toutefois en commun de contredire le droit fondamental des auteurs, à savoir la possibilité de choisir s'ils participent à l'aventure numérique ou pas, et sous quelle condition ».


« Ce n'est pas à des tiers non autorisés de faire la loi », précise-t-il. La société qui s'attire les foudres compte sur Evernote pour s'étendre, et le logiciel qui permet de capturer un contenu rapidement pourrait bien être un atout. « Evernote nous aidera à poursuivre notre expansion sur le marché américain », déclare Hiroshi Nakano, le directeur général de 1DollarScan.

 

Une histoire numérique qui a commencé avec un ami d'Hiroshi. Celui-ci aurait scanné 2 000 ouvrages qui encombraient son appartement de Tokyo, dans son iPad. Si 1DollarScan prétend venir en paix, avec de tels projets d'expansion, comment ne pas trembler ?

Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer : « Nous respectons les droits d'auteurs et les éditeurs, nous ne souhaitons pas les contraindre à passer par nous et ne nous considérons pas comme des concurrents », assure-t-il.

 

Mais a priori, les détenteurs de droits peuvent indiquer à tout moment leur refus ou leur approbation aux acteurs de la numérisation. Ainsi d'après le journaliste Nate Hoffender pour The Digital Reader, LendInk n'a jamais offensé le droit d'auteur par un quelconque piratage des livres, et 1DollarScan encore moins. Les auteurs n'auraient donc rien compris ?

 

Rappelons aux entrepreneurs en herbe quen France, un pareil service serait absolument illégal, puisque, le détenteur de l'appareil qui réalisera la copie et celui qui profitera de ladite copie, doivent impérativement être la même personne. (voir notre actualitté)