La justice tranche : Apple n'a pas l'ap(p)anage de l'App Store

Clément Solym - 03.01.2013

Lecture numérique - Applications - Amazon - Apple - App Store


Le 22 mars 2011, Amazon lançait en fanfare son App Store pour Android, le système d'exploitation utilisé par la firme pour ses équipements électroniques Kindle Fire. Le même jour, Apple attaquait son concurrent pour violation du copyright, en l'occurrence celui apposé sur la dénomination du magasin d'applications. L'affaire s'est terminée hier sur un rejet de la plainte déposée par la firme de Cupertino.

 

L'accueil du Kindle Fire : version française, l'« App Store » a tout de même disparu

 

Si Apple a battu à plate couture son concurrent sur le marché des smartphones Samsung en juillet dernier, le face-à-face avec Amazon le laisse décidément le plus souvent sur la touche. La plainte que la société avait déposée en mars 2011 contre le géant du e-commerce, à l'occasion de l'ouverture de l'App Store de ce dernier, (voir notre actualitté) a été rejetée par la juge Phyllis Hamilton au tribunal d'Oakland : « Apple n'a pas réussi à établir qu'Amazon avait fait de fausses descriptions qui ont effectivement trompé ou eu tendance à tromper un segment important de son public. »

 

Pas bête, le consommateur, et surtout enfermé dans des systèmes propriétaires : c'est selon cet argument que la juge a rejeté la plainte. Après l'App Store d'Apple ne concerne que les produits iPhone, iPad, etc., tandis que celui d'Amazon n'est accessible qu'aux détenteurs d'un produit Android ou Kindle. Impossible, dans ces conditions, de se tromper. Prise à son propre piège, la marque à la pomme souhaite toujours faire déposer la formule « App Store » sur laquelle elle prétend détenir l'exclusivité depuis l'ouverture du sien, en 2008.

 

Selon leur habitude, aucune des 2 sociétés n'a tenu à commenter l'issue du procès. Il s'agit tout de même d'une défaite de taille pour Apple, quelques mois après le cuisant procès du Departement of Justice pour entente sur les prix avec 5 des 6 grands éditeurs américains, et d'ailleurs transposé au passage en Europe. Sans qu'Amazon, lui, ne soit inquiété.