La lecture rapide, un vieux truc de président, à maîtriser

Antoine Oury - 24.04.2015

Lecture numérique - Usages - lecture rapide - technique - oeil rapidité


La lecture numérique et quelques applications audacieuses ont pu faire croire que la lecture rapide était une innovation, qui venait évidemment avec nombre d'inquiétudes pour l'avenir du livre et plus globalement de l'intelligence. Mais la lecture rapide est une technique connue depuis longtemps, utile à un certain Président des États-Unis, et qui se travaille jour après jour.

 

L'infographie ci-dessous est en anglais — ce qui ne facilitera pas la lecture rapide — et a été réalisée par Daniel Bazzi Ekberg, graphiste et designer. Elle rappelle plusieurs faits peu connus sur la lecture rapide, mais fait d'abord le tour des différentes techniques : celle qui joue uniquement sur la vitesse, celle où l'œil parcourt différents points du texte pour y trouver du sens, et celle qui utilise un pointeur pour concentrer le regard sur un point, et ainsi optimiser la vitesse.

 

La vitesse de lecture varie selon les individus et leur proximité avec le texte écrit, bien sûr, mais l'intention derrière la lecture d'un texte a aussi une incidence : pour mémoriser, il est ainsi conseillé de ne pas dépasser les 100 mots lus à la minute. À l'inverse, lorsqu'il s'agit de parcourir un texte pour en tirer la trame, la vitesse peut dépasser les 400 mots, et même grimper jusqu'à 700 mots à la minute.

 

Le document donne ensuite quelques conseils pour s'améliorer : éviter de lire les mots à haute voix, par exemple. Dans le cas d'un texte de non-fiction ou informatif (ceux pour lesquels la lecture rapide est principalement utilisée), il faut lire attentivement la trame du texte, à l'aide d'une table des matières ou des intertitres, afin d'aider le cerveau à assimiler plus rapidement.

 

Une visite régulière chez un ophtalmo est aussi vivement conseillée...

 

D'autres éléments relèvent de l'anecdote : la Championne du Monde de lecture rapide (oui, il y a un championnat) est Anne Jones, avec 4700 mots lus à la minute et 67 % de compréhension du texte à l'arrivée. 

 

Enfin, on apprend que John F. Kennedy, 35e président des États-Unis, était un adepte de la lecture rapide, et le conseillait à son équipe. Et ce n'est pas ça qui l'a tué...

 


 

(via Electric Lit)