La lecture sociale version Kobo décortiquée

Clément Solym - 06.02.2012

Lecture numérique - Acteurs numériques - Kobo Pulse - lecture numérique - sociale


Le blogueur Chris Walters nous fait savoir qu'il est désappointé. Il se sent « traqué » par cette tablette qui lui propose de nouveaux livres sur la base des derniers qu'il a consultés. Ce n'est plus un lecteur ebook, mais un catalogue. Walters dénonce une stratégie de vente particulièrement agressive, et  s'interroge sur la nouvelle image de Kobo suite à son rachat par Rakuten, le 9 novembre 2011.

 

Le lancement de Kobo Pulse avait pour ambition de connecter entre eux les lecteurs, apporter une nouvelle expérience autour de la lecture d'un texte numérisé : il est possible, depuis Kobo Reading Life, entre autres, de discuter avec d'autres lecteurs, de donner son avis, de partager des passages de livre en cours de lecture sur Twitter et Facebook.

 

Cette dimension est néanmoins un gadget de trop pour Walters, l'application perdant en attractivité ce qu'elle gagne en ouverture.

 

 

 

Les réactions des lecteurs sur les réseaux sociaux peuvent être de simples avis, des renvois à d'autres réactions, des indications, des révélations, des éléments pouvant servir à la lecture ou à un autre éclairage du texte.

 

Ces annotations ne peuvent se comprendre comme des notes en marge d'un livre, selon Hubert Guillaud : « une note sur un livre papier, adressée qu'à moi-même, n'est souvent que la saisie d'un acte de pensée. Or, ici, parce que la note s'adresse et doit s'adresser à quelqu'un d'autre, on lui impose d'être « constructive », d'apporter « un plus », de ne pas se limiter à l'inscription d'impression ». 

 

Un lecteur social averti en vaut deux : la possibilité d'échanger des impressions sur un ouvrage est une vente potentielle. Lorsque vous sélectionnez une portion de texte pour la partager, vous ne serez pas, avec cette application, renvoyé à une page, mais au site Kobo où il sera possible de vous procurer cet ouvrage. 

 

De plus, les utilisateurs de matériel Apple devront se connecter au site Kobo en passant par Safari, et non plus directement  via d'une application.