La présidente de l'Hadopi demande à rencontrer Aurélie FIlippetti

Clément Solym - 23.05.2012

Lecture numérique - Législation - Marie-François Marais - Hadopi - présidente


L'actuelle présidente de la Haute Autorité, Marie-Françoise Marais, pourrait bien se retrouver à la rue. Attendu que l'on n'assistera pas à une Hadopi III, mais à un second acte de l'exception culturelle, conformément à la volonté de François Hollande, quelle future place pour la présidente ? Et par extension, quelle place pour l'Hadopi ?

 

À l'occasion de la réunion plénière qui se déroulait ce matin, la question de la démission de l'intéressée, n'a pas même été évoquée, avec les membres du collège. « Sa démission n'est pas à l'ordre du jour, mais elle se pose avec le nouveau gouvernement », explique un des membres à Edition Multimédi@.

 

Et contrairement à ce que des rumeurs pourraient propager, la démission de Marie-Françoise Marais n'est pas du tout à l'ordre du jour, alors même que les dernières déclarations de la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti et de la chargée du Numérique, Fleur Pellerin, laissent croire que la fin est proche. Avec la nomination de Pierre Lescure au poste de président des concertations qui définiront le futur de l'Hadopi, la réflexion est en tout cas amorcée. 

 

 

 

 

Elue à la présidence de l'Hadopi jusqu'en 2016, Mme Marais souhaite donc vivement rencontrer la ministre de la Culture. Aucune date n'a encore été arrêtée, mais évidemment, en découleront de nouvelles informations importantes pour le devenir de l'Hadopi. 

 

À l'occasion du rapport d'activité 2010 de l'Hadopi, présenté en septembre 2011, Marie-Françoise Marais, la présidente, nous avait presque ri au nez, lorsque nous avions posé la question du livre numérique dans le processus. « Oui, nous continuons d'échanger avec les acteurs du livre, et prochainement, les Labs Hadopi remettront leurs premières études, dans les semaines à venir, sur le livre numérique et ses enjeux. » Mais en somme, rien n'avait avancé, fin septembre

 

Sur l'Hadopi, la question de l'abrogation ou du remplacement avait fait sourire la ministre. Cette fameuse concertation. « Jusqu'à présent, nous n'avons pas réussi à trouver un modèle de financement pour la culture à l'ère du numérique », constate-t-elle. Et de ce fait, on s'est retrouvé avec « un système, la Hadopi, qui n'a pas permis de dégager de l'argent pour financer les artistes, les cinéastes, les musiciens, par exemple. Il faut que l'on trouve un modèle qui à la fois permette aux internautes d'avoir accès dans les meilleures conditions aux oeuvres culturelles […], mais il faut qu'il y ait une rémunération des artistes, de la création ». (voir notre actualitté)

 

Dans le secteur du livre numérique, plusieurs acteurs commercialisant des ebooks ont reçu le label PUR, garantissant que l'on a affaire à une plateforme légale de vente de fichiers. Le Syndicat national de l'édition (SNE), tourne autour de cette solution depuis des mois, et des années, sans avoir pour l'heure pris de décision ferme. Pour les éditeurs, une solution de dénonciation existe, permettant de pointer des sites qui proposent des contrefaçons de livres, mais le SNE ne s'est pour l'heure toujours pas engagé dans la voie Hadopi. 

 

Pour sa part, la société Hachette Livre a préféré faire appel à un prestataire externe, Attributor, pour assurer une surveillance des fichiers que loin peut trouver sur la Toile. (voir notre actualitté)




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