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La rue de Valois pirate un ebook pour réussir ses PowerPoint ?

- 28.12.2011

Lecture numérique - Lecteur eBook - Hadopi - ministère de la Culture - pirater


Quoi ? Quid ? Qu'accoustiquons-nous ? Le ministère de la Culture qui aurait été pris, depuis ses bureaux, directement rue de Valois, en train de se livrer à des actes de contrefaçons ? Diantre !

 

Le site YouHaveDownloaded, qui fait les gorges chaudes de l'internet depuis quelque temps, avait déjà permis de pointer une possible violation du droit d'auteur, directement réalisée depuis le palais de l'Élysée. Mais voilà que c'est au tour du ministère chargé de défendre l'existence de l'Hadopi de se faire repérer la main dans le pot à biscuit ?

 

Selon Pastebin, qui dévoile un document, dans lequel on lirait, et attention aux pincettes, que le ministère de la Culture se serait livré au jeu du téléchargement illégal... Mais grande déception, les livres numériques sont relativement peu nombreux.

 

En effet, on ne retrouvera que l'ouvrage Presentation Secrets 2011 ... (PDF, Epub ,Mobi)-Mantesh dans la liste des ebooks téléchargés et pour lesquels l'adresse IP a été flashée. 

 

 

Un livre de développement personnel, qui permet de vivre « armé d'une solide confiance », en profitant des conseils d'Alexei Kapterev. Ah, non, en fait il s'agit d'un ouvrage pour réussir ses PowerPoints, et donc de disposer de la solide confiance nécessaire en sa présentation devant des officiels. Un petit souci de ce côté, rue de Valois ?

 

En revanche la liste établie est sérieusement longue et ne prend pourtant que les mois d'octobre et décembre en compte. 

 

Pour le moment, le ministère de la Culture n'a absolument pas répondu à quoi que ce soit et ne souhaitera probablement pas le faire. C'est qu'en effet, soit on considère que l'adresse IP est la bonne, auquel cas, le ministère a piraté, soit l'on considère que l'adresse IP peut être contrefaite, auquel cas, c'est tout Hadopi qui se casse la figure.

 

Dilemme cornélien... et toujours pas disponible en version numérique...

 

Reste alors la conclusion de Numerama : « Même si ces découvertes sont troublantes, et amusantes, le site ne prouve rien. Les adresses IP ont pu apparaitre dans les trackers sans qu'elles soient réellement utilisées pour pirater », qui pemet de maintenir le doute.

 

Doute d'accord, mais sourire amusé, plus certainement encore...