La suite des Maximonstres interdite pour violation du copyright

- 05.07.2013

Lecture numérique - Usages - kickstarter - crowdfunding - Maurice Sendak


L'hommage n'aura pas été du goût de tous. Sur la page du projet d'une genèse au grand classique de Maurice Sendak, le courrier est on ne peut plus clair avec l'estampille DMCA, loi de protection de la propriété. « Le contenu illicte est une proposition de créer une suite à Max et les Maximonstres, intitulé "Back to the Wild", utilisant des personnages, des scènes et des éléments sous droit de la production originale. Tout type de "suite" serait clairement en violation du droit à créer des oeuvres dérivés ».

 

 

Adressée par un mail daté du 3 juillet au service de crowdfunding Kickstarter, la demande de l'éditeur de Sendak, HarperCollins a été prise au sérieux. Le site a reproduit le courrier avec une mention faisant état d'un « litige sur la propriété intellectuelle » et invite à se reconnecter plus tard pour en connaître l'issue.

 

A l'origine, ce projet de retour chez les Maximonstres avait été diffusé avec l'objectif de rassembler 25.000£ pour une impression couleur. Max n'y était pas présent de prime abord, mais remplacé par sa sœur, Sophie, une blondinette, toujours affublée du pyjama en forme de loup. Plutôt respectueux du design de l'auteur défunt, les bêtes de la jungle avaient gagné en monstruosité, à la croisée de Cthulhu et de L'étrange noël de M. Jack.

 

En guise de mise en bouche, les auteurs Geoffrey Todd et Rich Berner avaient diffusé une vidéo de présentation, ainsi que l'intégralité de la narration sous forme de poème. Dans leur argumentaire, les deux artistes avaient confié « avoir été très précautionneux de ne pas empiéter sur les droits de M. Sendak et avoir fait le nécessaire en matière de conseil juridique pour l'ensemble du projet ». Pas suffisamment semble-t-il.