La surveillance du web risque de "casser internet"

Julien Helmlinger - 10.10.2014

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Ce mercredi, le président du conseil de surveillance de Google, Eric Schmidt, s'exprimait lors d'un débat quant aux conséquences de l'espionnage du web par les services de renseignement et notamment la NSA. Pour ce qui concerne précisément le secteur technologique des affaires, et non les individus, il a estimé que la pratique était une menace grave, qui empire, et pourrait selon lui conduire à « casser internet ». Déchirer la toile, en somme, en provoquant la dispersion des centres de données, et par extension, des données elles-mêmes.

 

 

« Le résultat le plus simple, c'est que nous allons finir par casser internet » a estimé Schmidt, lors d'un débat  organisé par le président de la commission des finances du Sénat, Ron Wyden. Les participants ont pointé que depuis le scandale, certains pays demandent désormais aux groupes internet d'héberger leurs services ou leurs données dans des serveurs basés localement plutôt qu'aux Etats-Unis. Or, selon le responsable des affaires juridiques de Facebook, Colin Stretch, cela serait « fondamentalement opposée à la manière dont internet est structuré ».