La traduction automatique, de Babel Fish à Google Traduction

Marie Lebert - 01.08.2019

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Les services de traduction automatique gratuite en ligne ont beaucoup progressé depuis vingt ans. Babel Fish est le précurseur, bien avant Google, qui utilise d’abord un logiciel de la société Systran avant de lancer son propre service Google Traduction.


Copyright Denis Renard


Le moteur de recherche AltaVista lance fin 1997 un service de traduction gratuit de l’anglais vers cinq autres langues (allemand, espagnol, français, italien, portugais) et vice versa, dénommé Babel Fish. La page web originale et la traduction apparaissent en vis-à-vis à l’écran. On peut également traduire n’importe quel texte court en faisant un copier-coller dans l’interface web. Bien qu’ayant ses limites avec un texte traduit très approximatif, ce service est immédiatement plébiscité par les 12 millions d’usagers que compte le web de l’époque, dont un nombre croissant d’usagers non anglophones, et contribue grandement au plurilinguisme du web.
 

Des logiciels de Systran


Alimenté par des dictionnaires multilingues comprenant 2,5 millions de termes, Babel Fish est l’œuvre de Systran, société spécialisée dans le traitement automatique des langues. Selon le site web de Systran : « Un logiciel de traduction automatique traduit une langue naturelle dans une autre langue naturelle. La traduction automatique prend en compte la structure grammaticale de chaque langue et elle utilise des règles pour transférer la structure grammaticale de la langue source (texte à traduire) vers la langue cible (texte traduit). La traduction automatique ne remplace pas et n’est pas destinée à remplacer le traducteur humain. »

Beaucoup plus tard, en mai 2008, Babel Fish déménage sur Yahoo! avant d’être remplacé par le traducteur de Bing (Microsoft) en 2012.
 
Avant le lancement de Google Traduction, Google utilise lui aussi un service de traduction de Systran du même type que Babel Fish, avec plusieurs étapes pour les paires de langues disponibles. Selon Wikipédia (dans sa version anglaise), la première étape introduit le français, l’allemand et l’espagnol en plus de l’anglais. La deuxième étape introduit le portugais et le flamand. La troisième étape introduit l’italien. La quatrième étape introduit le chinois simplifié, le japonais et le coréen. La cinquième étape (avril 2006) introduit l’arabe. La sixième étape (décembre 2006) introduit le russe. La septième étape (février 2007) introduit le chinois traditionnel.
 

Google Traduction


Lancé en octobre 2007, Google Traduction (Google Translate) est un service en ligne gratuit qui traduit instantanément un texte ou une page web dans une autre langue. Les usagers copient un texte donné dans l’interface web ou entrent une adresse web pour obtenir un résultat immédiat à l’écran vis-à-vis du texte original. Innovation par rapport à la concurrence, Google Traduction se base sur une analyse statistique pour la traduction automatique et non sur une analyse traditionnelle basée sur des règles linguistiques. Google explique aussi que ce nouveau service peut aider l’usager à comprendre le sens général d’un texte en langue étrangère, mais ne propose pas de traductions exactes.

Lorsque Google remplace le logiciel de traduction de Systran par son propre logiciel, la première étape (octobre 2007) prend en compte toutes les langues disponibles jusqu’ici, avec toutes les combinaisons possibles. Toujours selon Wikipédia, la deuxième étape introduit l’hindou. La troisième étape (mai 2008) introduit le bulgare, le croate, le danois, le finlandais, le grec, le néerlandais, le norvégien, le polonais, le roumain, le suédois et le tchèque. La quatrième étape (septembre 2008) introduit le catalan, l’hébreu, l’indonésien, le letton, le lituanien, le philippin, le serbe, le slovaque, le slovène, l’ukrainien et le vietnamien.
 
La cinquième étape (janvier 2009) introduit l’albanais, l’estonien, le galicien, le hongrois, le maltais, le thaï et le turc. La sixième étape (juin 2009) introduit le perse. La septième étape (août 2009) introduit l’afrikaans, le biélorusse, le gallois, l’irlandais, l’islandais, le macédonien, le malais, le swahili et le yiddish. La huitième étape (janvier 2010) introduit le créole haïtien. La neuvième étape (mai 2010) introduit l’arménien, l’azéri, le basque, le géorgien et l’ourdou. La dixième étape (octobre 2010) introduit le latin. Et ainsi de suite.
 

De nouveaux outils


Google Traduction ajoute une lecture par synthèse vocale pour quelques langues en 2009, avec l’ajout de langues supplémentaires au fil des mois, ainsi que le choix entre plusieurs traductions pour un même mot en janvier 2011. Fort utile pour les traducteurs (humains), le Google Translator Toolkit, lancé en 2009, leur permet de réviser les traductions générées automatiquement par Google Traduction de l’anglais vers 47 langues cibles, tout en partageant leurs traductions, glossaires et mémoires de traduction.

Source :
La saga du web multilingue
 


Commentaires
Pour la traduction, Google est dépassé. Largement dépassé.

https://www.deepl.com/fr/translator
La mode est à la traduction neuronale, même le plus ancien site de traduction y est passé : http://www.reverso.net
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