Label Pur : Hadopi accueille iKiosque, acteur du livre numérique

Clément Solym - 10.03.2012

Lecture numérique - Usages - Label PUR - HADOPI - livre numérique


L'obtention du Label PUR, décerné par l'HADOPI, offre au marchand qui le reçoit l'assurance de figurer parmi les vendeurs en ligne agréés et étiquetés que la Haute autorité valide. « Le label PUR participe au respect des droits des créateurs et de tous ceux qui travaillent avec eux, il est le point de repère de l'offre légale.PUR aide les internautes à identifier les plateformes proposant des offres en ligne respectueuses des droits des créateurs (films, titres musicaux, jeux vidéo, livres numériques, etc.). » (pour mémoire)

 

Or, Numérama vient de nous annoncer que de nouveaux acteurs venaient de se faire adouber par l'HADOPI, au rang desquels on compte MyMajorCompany, mais également iKiosque. Désormais, elles sont donc 47 plateformes à disposer de la labelisation PUR. 

 

 

 

Et c'est donc la première fois qu'un acteur du monde du livre vient se faire accréditer par l'HADOPI. Pour mémoire, i-Kiosque permet de recréer la chaîne du livre numérique depuis la fabrication jusqu'à la commercialisation. Cette filiale de la société Edilivre avait levait 1,1 million € pour se déployer plus encore sur internet. iKiosque avait été créé en 2009.

 

Selon le Label PUR : 

I-Kiosque Librairie propose au grand public un catalogue de livres numériques sous droits et protégés via DRM, disponibles en format pdf ebook et epub. i-Kiosque propose également aux professionnels de l'édition, un service de fabrication et de distribution de leurs livres au format numérique (référencement auprès des revendeurs libraires du marché). Les livres sont disponibles en téléchargement. Sur la plateforme librairie, ils sont regroupés par thèmes : scientifique, beaux livres, jeunesse, livres pratiques…

 

Or, l'intérêt de l'obtention de ce label, pour l'industrie de l'édition, est encore loin d'être évident. En effet, Antoine Gallimard, président du SNE avait répété cette semaine, que le Syndicat n'adhérerait pas à HADOPI pour l'heure. Si les réflexions se poursuivent autour de cette solution de lutte contre le piratage, le SNE ne souhaite pas adhérer, et préfère les systèmes de notifications et demandes de retrait des textes. Le tout dans une démarche plus pédagogique. 

 

En novembre 2011, Christine de Mazières, déléguée générale du SNE expliquait : « Nous avons mis le dossier “Hadopi” de côté, car la question du piratage de livres numériques en France ne se pose pas vraiment encore. Le marché du livre numérique online, c'est- à-dire hors ouvrages sur CD-Rom, ne représente encore pas grand-chose – environ 1 % – sur le marché français. »

 

A l'époque, le SNE avait donc plutôt en tête de rechercher une solution automatisée de notification, qui permettrait de demander le retrait de tout contenu jugé illégal. Et d'inviter les maisons à communiquer les adresses de sites repérés comme proposant des contenus litigieux. Un projet toujours en cours, quoique le SNE soit revenu sur ses déclarations, expliquant que l'HADOPI n'était pas complètement exclu. Juste pas de la plus vibrante actualité. (voir notre actualitté)

 

D'un autre côté, iKIosque fait bien ce qu'il veut, évidemment... 

 

 

Pour aller plus loin

Hadopi, ou l'incohérente défense de la création