medias

Inaugurant la Foire de Londres, le groupe Nielsen a fourni quelques éléments sur les ventes de livres numériques. Avec un recul de 4 % sur 2016, pour la deuxième année consécutive, le marché fait grise mine. L’analyse du groupe serait que la jeune génération serait en quête d’un répit numérique, leur vie digitale étant déjà assez bien remplie.

 

London Book Fair 2017

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

Au cours de l’an passé, 360 millions de livres ont été vendus – soit + 2 %. Les consommateurs ont dépensé 6 % de plus pour les livres imprimés et numériques, soit plus de 100 millions £ de mieux. La bonne nouvelle vient avant tout des librairies physiques, qui affichent une croissance de 4 %.

 

Dans l’ensemble, les ventes en magasin ont augmenté de 7 % contre un recul de 4 % pour les ebooks. En 2015, la Publishers Association enregistrait pour la première fois en 10 ans, une diminution des ventes numériques : 563 millions £ contre 554 millions £ en 2014.

 

Certes, la PA ne représente pas l’ensemble des éditeurs – il faut donc rappeler qu’il s’agit d’une tendance concernant les éditeurs traditionnels. Les ventes d’ouvrages autopubliés ne sont en effet pas prises en compte – un manque certain pour la pertinence des chiffres.

 

Mais il semble qu’une orientation nette soit marquée : la hausse des ventes d’ouvrages papier pour les enfants et adolescents. En 2013, une étude indiquait que 62 % des 16-24 ans britanniques préféraient les ouvrages papier. Parce qu’ils « aiment avoir le produit », assuraient-ils : si 50 % des ventes numériques sont opérées en fiction, seuls 4 % de la fiction pour enfant est numérique.

 

Concernant les outils de lecture, les appareils multifonctions – smartphones et tablettes – restent les appareils privilégiés, à 48 % des usages contre 44 % pour les lecteurs ebook.

 

« Au cours de ces dernières années, nous avons assisté à un retour favorable aux ouvrages imprimés », synthétise Steve Bohme, directeur des études chez Nielsen.

 

#LBF17 : Malgré le Brexit, la Foire de Londres se veut optimiste 

 

Une donnée très spécifique est enfin dévoilée : celle liée aux publications de Youtubers. Alors, quels genres de livres se vendent le mieux, parmi ceux que les Youtubers publient ? En valeur, comme en volume, c’est la fiction Young Adult qui l’emporte, et, pourtant, cela représente moins de 10 % du nombre de livres publiés. De quoi laisser entendre quelle fut la mode – pas nécessairement qu’elle se poursuivra...