Le Canada a pour projet de réduire les inégalités numériques

Gariépy Raphaël - 14.05.2020

Lecture numérique - - Canada pouvoir public - numérique internet - inégalité société


Si le nombre d'utilisateurs d'Internet augmente année après année au Canada, l'accès à une connexion haut débit n'est pas donné à tout le monde. Un véritable fossé numérique existe aujourd'hui entre les zones urbaines et les zones rurales. Le gouvernement canadien travaille depuis 4 ans à la mise en place de programmes visant à réduire ces inégalités d'un nouveau genre.

Canadian Flags
Muhammad Ali CC BY 2.0


Une enquête de Statistique Canada datant d’octobre 2019 révèle que les Canadiens utilisent de plus en plus Internet. La proportion d'utilisateurs de 15 ans et plus est ainsi passée de 83 % en 2012 à 91 % en 2018. Cette augmentation s'explique notamment par les nouveaux services numériques qui se sont démocratisés ces dernières années : progrès du e-commerce, développement des plateformes d’apprentissage en ligne, réseaux sociaux..

L'Internet à haut débit est devenu la norme et fait maintenant partie intégrante de l’infrastructure socio-économique du Canada. En 2016, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) l'a même déclaré service essentiel à la vie des canadiens.
 

Les inforiches et les infopauvres


Cependant, plus l'Internet à haut débit devient performant plus l’écart d'accession aux technologies de l’information et de la communication s’accentue entre les zones urbaines et les zones rurales. Alors qu'Internet devient plus vital pour le quotidien chaque jour qui passe, un « fossé numérique » se creuse et deux classes d'utilisateurs émergent : les inforiches et les infopauvres.

En 2018, si 94,2 % des foyers dans les régions rurales avaient un accès à un internet avec une vitesse de 5 Mbps, seul 37,9 % pouvait bénificier d'une connexion à haut débit à plus de 100 Mbps. Une fracture que l'on ne retrouve pas dans les centres urbains. 

D'autant que la difficulté d'accès à une connexion rapide pour certains foyers canadiens n'est pas uniquement lié à l'isolement et à l'indisponibilité. 
 

Des prix élevés  


Tous les ménages ayant accès à un Internet à haut débit n'ont aussi pas les moyens de s'y abonner. En 2018, selon une étude du CRTC, les consommateurs canadiens payaient leurs services à faible débit (moins de 50 Mbps en téléchargement) moins cher que ceux d’autres pays développés, mais plus cher pour leurs services à haut débit (plus de 50 Mbps en téléchargement).

Ces prix plus élevés expliquent surement en partie la différence, au Canada, entre la disponibilité du haut débit et le nombre réel d’abonnements à ce service, comme il est possible de le constater dans le tableau ci-dessous. 


 
 

Entre libéralisme et interventionisme


Le CRTC, conformément à la Loi sur les télécommunications, pratique une politique d'abstention. Le Canada estime ainsi qu'il n'a pas à contrôler les prix de détail de l'industrie car il la considère déjà comme suffisamment concurentielle. Seule intervention directe : une directive politique demande aux  grandes sociétés de télécommunications d’accorder un accès de gros aux petits fournisseurs de services Internet comme Teksavvy Solutions et VMedia. Ceux-ci peuvent ensuite vendre leurs services aux consommateurs à moindre coût.  
Le gouvernement canadien s'attaque plus energiquement au « fossé numérique » et a déployé divers programmes et initiatives ces quatre dernières années pour tenter d’améliorer la couverture d'Internet à haut débit à travers le tout le pays.

En 2016, le gouvernement a par exemple annoncé qu'un investissement pouvant atteindre 500 millions de dollars sur cinq ans aurait pour objectif d'offrir un service Internet à haut débit à 300 collectivités rurales et éloignées.

Dans le budget 2019, le gouvernement s’est engagé à ce que 95 % des Canadiens aient accès à un débit suffisant (environs 50 Mbps) d’ici 2026 et 100 % d’ici 2030.


via la bibiothèque du parlement 

 


Commentaires
Dans mon village, on est 100% à n'avoir qu'une connexion inférieure à 1 MBps. Comme quoi, nos cousins d'outre-atlantique ne sont si mal lotis que ça tongue laugh
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