Le gouvernement britannique veut rémunérer le prêt d'ebooks

Xavier S. Thomann - 10.04.2013

Lecture numérique - Acteurs numériques - Bibliothèque publique - Royaume-Uni - Gouvernement


Le gouvernement britannique étudie la possibilité de rémunérer les auteurs grâce au prêt de leurs livres dans les bibliothèques. Comme on le sait, les bibliothèques publiques britanniques traversent une mauvaise passe, et l'introduction du livre numérique en leur sein semble être le moindre de leur souci. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas réfléchir aux moyens de rentabiliser les bibliothèques. 

 

 

C'est le ministre de la culture outre-Manche, Ed Vaizey, a récemment indiqué que la question était à l'étude, expliquant que les bibliothèques doivent faire des efforts pour mettre à la disposition de leurs lecteurs des livres numériques. Le gouvernement britannique serait prêt à encourager le développement du livre numérique en bibliothèque si les auteurs et les éditeurs peuvent en profiter. 

 

En clair, il faudrait que les auteurs et les éditeurs tirent un revenu du prêt de leurs livres au format numérique dans les bibliothèques. Cela fait d'ores et déjà quelque temps que l'on évoque une telle mesure. Beaucoup en effet y voient le seul moyen pour les bibliothèques d'entrer dans l'ère numérique et ainsi ne pas disparaître. 

 

Le gouvernement britannique a fait cette déclaration après avoir consulté un rapport indépendant sur la question. Dans ledit rapport on peut lire : « Les éditeurs sont anxieux à l'idée d'appliquer le modèle des livres physiques pour la vente de livres numériques aux bibliothèques ». Les éditeurs ont tendance à estimer qu'ils ne gagnent pas au change. 

 

L'une des questions qui se posent est la suivante : combien de fois l'exemplaire acheté peut-il être prêté ? Aucune solution définitive ne semble avoir été trouvée pour le moment, quel que soit le marché. 

 

Enfin, ce qu'il faut retenir de ce rapport c'est le constat clair qui y est fait : les bibliothèques doivent s'adapter au livre numérique, il y va de leur survie.