Le pécule d'HarperCollins sur les ventes de livres numériques

- 05.06.2013

Lecture numérique - Acteurs numériques - royalties - bénéfices - investisseurs


Le groupe de médias de Rupert Murdoch, News Corp, s'est fendu d'un rapport dans la perspective de la BookExpo America. Pour son Investor Day, la société HarperCollins, propriété du magnat australien, publie des chiffres sur les bénéfices issus de la vente de livres numériques et rappelle les avantages du marché.

 

 

 

 

Dans la foulée, le site d'informations B To B Publishersmarketplace détaille quelques-uns des avantages mis en avant dans l'écosystème d'HarperCollins. Ainsi, on peut lire que pour le prix moyen d'un livre format hardcover à 27,99$, 5,67$ reviennent à l'éditeur une fois les coûts de production, de distribution et de diffusion ôtés pour une marge sur coût variable de 40 % du chiffre d'affaires. Quand l'auteur récupère, lui, 4,20 $.

 

Les choses deviennent bien plus alléchantes au regard du plan financier numérique. Concernant les ebooks tarifés chèrement à 14,99 $, la diminution des coûts de l'immatériel rapporte 7,87 $ par exemplaire à l'éditeur, tandis que l'auteur ne perçoit que 2,62 $ de droits. Un système très lucratif qui fait cumuler la marge à 75 % du chiffre d'affaires.

 

Par ces quelques chiffres, l'éditeur rappelle aux investisseurs la profitabilité du format numérique. Sur son blog, Brian DeFiore, membre du conseil directeur de l'Association of Authors Representatives résume l'analyse. « En d'autres termes, donc, sur ces prix moyens, chaque fois que la vente d'un format à couverture rigide est remplacée par une vente numérique, l'éditeur gagne 2,20 $ de plus par exemplaire, alors que l'auteur perd 1,58 $ sur le fruit d'une même vente. ».

 

Baisse de ventes certes, mais la profitabilité croît toujours davantage à mesure que les coûts s'amenuisent et les encaissements se font plus rapides. Mais qu'en est-il de l'auteur ?