Le Projet Bradbury en Inde : "Le dos des oiseaux", et de 44

Neil Jomunsi - 20.06.2014

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Qui a dit qu'écrivain n'était pas un métier dangereux ? En l'espace de onze mois d'écriture intensive, j'ai gagné quatre kilos, des douleurs dans la nuque, les mains et les poignets et un mal de dos carabiné. Qui a dit que les livres étaient inoffensifs ? Ils mordent même ceux qui les écrivent. ;) En dépit de ces aléas (rassurez-vous, je compte bien me reposer et me remettre en forme sitôt le défi terminé), le Projet Bradbury continue sans fausse note avec, cette semaine, un petit détour par le pays des tigres, des dieux à plusieurs bras et du Thumbs Up : l'Inde. 

 

Je vous présente donc Le dos des oiseaux, la 44ème nouvelle du Projet Bradbury.

 

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Quelques mots pour vous la présenter :

Deepak et Sarita se connaissent à peine, mais ils vont se marier : l'Inde est un pays immense, densément peuplé et plein de mystères, mais l'un comme l'autre n'ont pas trouvé chaussure à leur pied. Les présentations se passent à merveille et les deux jeunes gens se plaisent mutuellement. Il n'y a plus qu'à fixer une date pour la cérémonie. Mais Sarita ignore encore que la particularité physique de Deepak va vite devenir un encombrant handicap. 

Comme un certain nombre de mes textes, celui-ci puise son inspiration dans un voyage que j'ai effectué avec ma femme il y a pile un an : nous avons été assister au mariage d'un ami en Inde et nous en avons profité pour visiter le pays. Le périple fut mouvementé, d'autant que nous voyagions avec d'autres personnes et que nous n'avions pas envie (ni les moyens, de toute façon) de suivre les sentiers battus. L'Inde est un pays étonnant, dans tous les sens du terme, et les émotions que nous y avons ressenties pourraient faire l'objet d'un livre tout entier.

 

Le slogan touristique est d'ailleurs Incredible India : une fois qu'on y est, on comprend. 

 

C'est effectivement incroyable, et quelquefois dans le mauvais sens. Nous y avons passé trois semaines en totale immersion et on ne va pas se le cacher, nous étions plutôt contents de rentrer. Ça ne veut pas dire que nous n'avons pas aimé, au contraire, mais le voyage avait été éprouvant (mention spéciale au trajet en bus de nuit). Nous y retournerons, car ce fut vraiment une belle expérience : avec le recul, on ne garde (presque) que les bons souvenirs, et aussi les moments d'étonnement et d'amusement. Ce texte était donc l'occasion pour moi de coucher sur le clavier une partie de mes souvenirs.

 

J'en parlais l'autre jour avec l'un de mes meilleurs amis : je cache mes souvenirs dans mes nouvelles. C'est une manière pour moi de les mettre au chaud, comme des Horcruxes (!!!). La nuit venue était du même acabit, ou encore Aurelia sous la terre, même si tous mes textes recèlent une part d'autobiographie. Je mets mes souvenirs au frigo pour qu'ils ne se périment pas, je les fais jouer, comme une pièce de théâtre, par des personnages que j'invente, pour être sûr de les retrouver intacts. 

 

C'est un peu puéril, peut-être, mais mes souvenirs sont le terreau de mes histoires, et je n'ai pas envie qu'ils s'érodent ou qu'ils se perdent dans l'oubli, à commencer par le mien. Il n'y a pas de meilleur moyen de me connaître que de lire mes textes : j'y dis cent fois plus de choses que dans n'importe quelle conversation ou entretien. Aussi, pour vous faire une petite idée de ce voyage en Inde tel que je l'ai ressenti, la lecture du Dos des oiseaux est un bon premier pas.

 

Le dos des oiseaux est disponible chez KoboSmashwordsAppleAmazon et Youscribe pour 0,99€. Vous pouvez aussi vous abonner à l'intégralité des nouvelles pour 40€ et devenir mécène du Projet Bradbury. La couverture est toujours signée de la maravillosa Roxane Lecomte.

Bonne lecture !