Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Le Projet Bradbury : inspiration, productivité et... enterrement

La rédaction - 06.09.2013

Lecture numérique - Acteurs numériques - projet Bradbury - expérience littéraire - aventure d'auteur


Neil Jomunsi publie le troisième texte de son Projet Bradbury ce vendredi. Intitulée “Le dernier invité”, cette nouvelle nous plonge dans les turpitudes d'un après-midi d'enterrement ordinaire. Mais comme à chaque fois avec l'auteur, le grain de sable qui détraquera la machine n'est jamais loin.

 

 

Le pitch : « Les enterrements ne sont jamais une partie de plaisir et Edith ne le sait que trop bien: l'adolescente vient d'assister à celui de sa grand-mère adorée. Une fois le cercueil sorti de l'église et déposé dans sa dernière demeure, le cortège se sépare et la famille se retrouve dans la maison familiale. On dresse alors la table pour le dîner. Mais il semblerait que tous les invités ne soient pas encore arrivés. »

 

Au terme d'une semaine agitée question planning, l'auteur est venu à bout du texte au prix de contorsions aériennes et d'un peu d'adaptation.

Mon planning a été bouleversé par un week-end prolongé — un superbe mariage dans la région d'Aurillac, au milieu des montagnes et au bord d'un lac, longue vie aux mariés, vous étiez très beaux — et que j'ai dû forcément composer avec les trajets. Ainsi, cette nouvelle aura été respectivement écrite chez moi, puis corrigée dans un avion entre Paris et Berlin, dans un autre avion entre Paris et Aurillac, dans une roulotte (très confortable) posée sur les rives d'un lac et enfin, pendant le brunch du lendemain matin où votre serviteur a sorti son ordinateur portable pendant que les invités discutaient sur des chaises longues. Autant dire que je ne suis pas mécontent d'en être venu à bout.

 

On peut télécharger Le dernier invité (ainsi que les autres nouvelles du Projet Bradbury) au prix de 0,99€ chez les principales librairies en ligne. On pourra également souscrire à l'intégrale du Projet Bradbury en s'abonnant à un tarif préférentiel.

 

 

 

SUR LE BLOG

 

Sur le blog hébergé par Actualitté et où l'auteur documente son périple au jour le jour, il aura été cette semaine question d'inspiration et de productivité

Même si la tentation de la réclusion est grande, il faut se forcer à aller prendre le pouls du monde et reprendre des forces et des idées pour les prochains textes. Se ressourcer, en somme.

Ray Bradbury avait coutume de dire que les métaphores qu'il faisait pousser dans sa tête étaient ses antennes. Elles contribuaient à enrichir son style en créant des associations d'idées inattendues et audacieuses. J'ai donc développé un petit système qui me permet de rendre mes promenades quotidiennes non seulement distrayantes à chaque fois, mais particulièrement utiles pour mes sessions d'écriture.

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Dans un article sur l'éternel dilemme entre quantité et qualité, Neil revient sur les scrupules de l'écrivain-bûcheron.

Lorsqu'il s'agit de mettre dans les deux plateaux de la balance la sacro-sainte qualité du manuscrit unique, bichonné, peaufiné pendant des années avant le premier envoi, et la quantité de l'écrivain-bûcheron qui, inlassablement, se remet à sa table de travail pour produire toujours et encore plus, Ray Bradbury n'y va pas par quatre chemins : « Il n'y a qu'en écrivant beaucoup que vous apprendrez votre métier. Quand on me demande de choisir entre qualité et quantité, je choisirai toujours la quantité. » Évidemment, ce conseil ne sera pas au goût de tout le monde, et en particulier des auteurs exigeants qui espèrent, en multipliant les réécritures et les corrections, aboutir au manuscrit parfait.

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Déjà 3 textes. Courage matelot ! Plus que 49. 

 

 

Crédit photo bandeau : Sean McEntee (Flickr CC By 2.0)