Le streaming illégal est dans le collimateur d'Hadopi

Clément Solym - 25.10.2009

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La loi Hadopi 2 a été en grande partie validée par le Conseil Constitutionnel. Le gouvernement fête cette victoire politique mais déjà de nombreuses personnes estiment que la loi est dépassée par les nouvelles pratiques en matière de piratage.

En effet, si le texte de loi reste plutôt vague et général en ne parlant que de piratage, il est évident que la loi a été calibrée pour combattre le P2P. Or, une étude d'Arbor Networks a démontré, il y a peu, que le P2P est en perte de vitesse au profit d'autres pratiques comme le téléchargement direct du style RapidShare ou le streaming.

Le problème qui se pose à Hadopi c'est qu'il est quasi impossible d'identifier les utilisateurs de téléchargements rapides car ils passent généralement par des sites sécurisés qui cryptent toutes les données (identification de l'utilisateur et des données téléchargées). Pour le streaming, le problème est d'autant plus grand vu qu'il n'y a pas de téléchargement et que les sites qui hébergent le contenu sont souvent basés à l'étranger.

Pourtant le gouvernement savoure sa victoire et ne s'avoue pas vaincu. Nos confrères du point ont interrogé, le rapporteur UMp de la loi, Franck Riester, au sujet du streaming. Il lui a été demandé si Hadopi aller s'en prendre au streaming illégal, et voici sa réponse : « Petit à petit, oui. Cela fait partie du travail de l'Hadopi d'identifier les pratiques illégales sur Internet. Aujourd'hui, il s'agit essentiellement de combattre le peer-to-peer, mais nous allons évidemment nous intéresser au streaming illégal aussi ».

Bon, c'est une réponse pour le moins évasive, mais il ne faudrait pas gâcher la fête. D'un autre côté, la résistance à Hadopi s'organise avec la quadrature du net notamment, et le lancement le 29 octobre au Fouquet's du livre La bataille Hadopi.