Les adolescents, moins pirates qu'on ne le croit ?

Clément Solym - 24.12.2018

Lecture numérique - Usages - offre illicite adolescents - plateforme légale internet - payer contenus numériques


La Haute Autorité qui lutte contre le piratage (Hadopi) vient de dévoiler une nouvelle étude des plus encourageantes. Si les jeunes ont la réputation de ne pas payer pour les œuvres dématérialisées, ce serait une appréciation totalement erronée. Ainsi, les 15-24 auraient une propension à mettre la main à la poche plus importante. 

Computer Data Hacker
howtostartablogonline.net CC BY 2.0


Ils sont 97 % dans cette tranche d’âge à s’abreuver d’œuvres en numérique, du simple fait que 88 % d’entre eux disposent d’un smartphone. Les plus de 25 % ne sont en effet que 73 % à recourir au dématérialisé — déjà énorme. D’après le baromètre de septembre dernier, on sait d’ailleurs que les tranches 15-24 ans et 25 ans et plus n’ont pas du tout le même rapport au livre numérique.

Les premiers sont à 26 % consommateurs d’ebooks et à 6 % au moins une fois par semaine, contre 15 % chez les seconds, avec 5 % de façon hebdomadaire. Bien entendu, c’est la musique qui est en priorité écoutée via les terminaux, le livre n’arrive qu'en ultra fin de queue de comète.
 

Payer, oui, mais pas trop non plus


Le fait est, toutefois, que la jeune tranche d’âge compte 71 % d’usagers qui se fournit de façon illicite, avec 34 % occasionnellement et 37 % régulièrement. Seuls 26 % ne passent que par les offres licites. Si l’on compare avec leurs aînés, ils sont 47 % à payer, 13 % à être des pirates occasionnels et 13 % des contrefacteurs réguliers. Sauf que 27 % ne consomment pas du tout de contenus numériques. 

En somme, les jeunes payent plus pour leurs contenus qu’on ne le penserait alors qu’ils sont définitivement plus habiles à trouver les contenus piratés, indique l’étude. 

« 52 % des 15-24 ans ayant des usages illicites estiment ne voler personne en accédant à des biens de manière illégale (contre 44 % pour leurs aînés), et seuls 41 % citent la légalité comme critère de choix d’une plateforme de biens culturels (contre 53 % des internautes de 25 ans et plus) », poursuit l’Hadopi.
 
De même, 77 % d’entre eux estiment « facile » l’accès à des musiques, films, séries de manière illicite, contre 58 % pour les 25 ans et plus. Ils connaissent et acceptent davantage les risques auxquels ils peuvent être confrontés sur les plateformes illicites. 

Dans l’ensemble, l’enquête passe majoritairement en revue les pratiques numériques autour de musique et vidéo en streaming et par abonnement, le livre n’occupe pas de place, ou quasi pas dans les données présentées. 

On pourra retrouve le document ci-dessous ou à cette adresse.
 

Hadopi étude jeunes consomm... by on Scribd




Commentaires
Le partage culturel (non lucratif) aussi « pirate » soit-il, n’est pas illégal et donc non pénalisable. C'est un fait. Dans le cas contraire ça ne ferait pas 20 ans qu’ils tenteraient de créer des lois dans ce sens sans jamais y arriver. Par corollaire, toute action suivant cette voie est forcément inique, illégale (anticonstitutionnelle?) et totalitaire.

Le simple bon sens nous indique que la multiplication n’est pas une soustraction, que le partage n’est pas du vol.
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