Les Britanniques adorent ça, mais n'assument pas

Clément Solym - 26.10.2011

Lecture numérique - Usages - lecture numérique - ebooks - Angleterre


Parler de livre numérique implique d'évoquer différents pans : les fichiers, les appareils, mais aussi les habitudes et usages, qui se modifient avec le temps. L'une des raisons de la popularité grandissante pour ce mode de lecture réside en ce qu'elle permet de 'cacher' les livres dans lesquels on se plonge.

 

C'est qu'en effet, un quart des utilisateurs de lecteurs ebook britanniques expliquent qu'ils se sentent gênés de dire la vérité sur les ebooks qu'ils lisent. Et mieux, un sur cinq est tellement embarrassé de cette situation que, s'ils devaient perdre leur lecteur ebook, ils ne le réclameraient pas, eu égard à la collection de livres numériques qu'elle contient.

 

 

Dans cette collection, on compte à 71 % des autobiographies, mémoires de politiques et autres titres de non-fiction. Cependant, ces catégories de publication ne comptent que pour 14 % des ebooks lus par les personnes interrogées.

 

D'autre part, 55 % des personnes admettent qu'elles ont lu moins d'un tiers des livres qu'elles avaient chargés sur leur lecteur ebook et une sur dix avoue n'en avoir lu aucun.

 

Pour le directeur exécutif du groupe Pixmania, à l'origine de cette étude, l'importance de la discrétion que procure un lecteur ebook est fondamentale. « Peut-être est-ce cette double possibilité de garder notre vie littéraire secrète, couplée à la discrétion britannique qui a fait des lecteurs ebook un grand succès au Royaume-Uni. »

 

Et cet essor dans le pays continue de grandir, avec l'intérêt que les chaînes de librairies comme dernièrement WH Smith peuvent porter aux produits. L'accord avec le Canadien Kobo devrait encore assurer un nouveau décollage des ventes, et permettre de démocratiser plus encore cette manière de lire.

 

En rassurant nos petits Anglais sur leurs pernicieuses lectures...