Les dieux ont-ils les pieds sur terre ? Projet Bradbury, semaine #5

La rédaction - 20.09.2013

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Ray Bradbury disait : écrivez une nouvelle par semaine pendant un an et vous apprendrez votre métier d'auteur. Neil Jomunsi a décidé de relever le défi. Chaque vendredi, ActuaLitté fait le point sur l'avancée des travaux. Le Projet Bradbury bat son plein et Neil Jomunsi est toujours sur les rails. Malgré un petit coup de froid et quelques imprévus, il tient bon gré mal gré le cap et nous livre cette semaine une nouvelle humoristique atypique, intitulée "Le Grand-Hozirus".

 

 

 

LE RÉSUMÉ :

Comment garder les pieds sur terre quand on est à la tête de l'église la plus puissante du monde, que des hordes de fidèles se pressent pour se prosterner à vos pieds et que vous vivez dans un palais digne des Mille et Une Nuits ? En résumé... c'est difficile. Pourtant, le Grand-Hozirus a pris une décision courageuse qui, à terme, devrait modifier le cours de l'Histoire... et peut-être changer par la même occasion la place qu'il y occupe. Un nouveau commencement ?

« Je ne m'en cache pas, explique Jomunsi, je me suis énormément amusé à écrire cette nouvelle. Je suis typiquement fan de ce genre de situations loufoques et ubuesques, presque kafkaïennes, où le personnage réalise sur le tard que des actions banales et modestes peuvent conduire à des conséquences, sinon déplorables, au moins parfaitement délirantes. »

 

Le Projet Bradbury est également l'occasion pour le jeune auteur de tester de nouveaux genres, de nouveaux styles : jusqu'à présent, les cinq textes se situent tous dans des univers très différents. Ces incursions en territoire inconnu lui permettent de peaufiner son style et de tester de nouvelles choses. C'est aussi l'occasion de rencontrer des personnages truculents. Le héros de la nouvelle de la semaine est, à ce titre, particulièrement barré.

 

« Le Grand-Hozirus, c'est un peu vous et moi : c'est l'histoire d'un type qui a tenté quelque chose et qui se retrouve le premier surpris de constater que ça a fonctionné. Il faut dire que le plan était tellement énorme, tellement absurde... mais il paraît que plus c'est gros, mieux ça passe ! Notre héros a donc décidé d'en faire son credo. »

 

Le Grand-Hozirus est disponible à la vente chez AmazonSmashwords et Kobo au prix de 0,99€.

On peut aussi souscrire au Projet en entier en s'abonnant à l'intégralité des nouvelles, pour la somme forfaitaire de 40€.

 

---> lire l'article sur le site du Projet Bradbury

 

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SUR LE BLOG

 

    FAUT-IL AVOIR UN PLAN ?

 

Un long article cette semaine sur le blog du Projet, où Neil revient sur la nécessite (ou non) de construire un plan défini à l'avance avant de commencer la rédaction d'une nouvelle. On y parle dramaturgie, scénarisation et questions de vie existentielles, comme dans tout bon article de blog qui se respecte.

Pour mes nouvelles comme pour le Projet Bradbury, j'ai décidé de ne pas faire de plan. Je n'ai que des données initiales sur lesquelles je brode une narration. 

  • Le personnage principal : moi.
  • La situation de départ : un écrivain décide de rédiger et de publier 52 nouvelles en 52 semaines pour suivre les conseils de son maître à écrire, Ray Bradbury.
  • Les obstacles qu'il rencontrera : la fatigue, l'indifférence, les critiques négatives, le manque d'argent et bien d'autres.
  • Son but : partager ses histoires avec le plus grand nombre pour le plaisir de chacun.
  • La chute : ...?

 

Je pars avec une situation initiale, mais je n'ai pas de fin. Sauf qu'il y a de bonnes chances pour que ce ne soit pas l'auteur qui trouve le dénouement de son histoire, mais les lecteurs.

 

En réalité, je vais vous confier un petit secret : le Projet Bradbury est en lui-même la 53ème nouvelle.

----> lire l'article en entier

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    LE PIÈGE SUCRÉ DES RÉSEAUX SOCIAUX


Comme la guêpe attirée par le verre de limonade, l'auteur en quête de reconnaissance peut parfois être tenté de passer plus de temps que nécessaire sur les réseaux sociaux. Une addiction qui, dans certains cas, peut s'avérer dramatique lorsqu'elle empiète sur le temps d'écriture. L'auteur revient sur la manière dont il est tombé dans le piège, et comment il essaie de s'en sortir.

D'abord, j'ai coupé toutes les notifications de mon téléphone portable : ne me parviennent que les SMS et les appels téléphoniques. Tout ce qui est message privé sur Facebook, citation sur Twitter, etc, ne déclenche plus de vibrations ou de popup lumineuse. Bien sûr, c'était valorisant de voir mon téléphone se mettre à danser la samba à chaque fois que je postais quelque chose sur le net. Mais lorsque la déferlante se brisait sur les rochers, alors je perdais mon temps à attendre qu'elle reprenne, comme une réplique après une secousse sismique.

 

Ensuite, j'ai désactivé les commentaires sur mon blog personnel. Que l'on s'entende, j'aime passionnément vos commentaires, surtout quand ils sont élogieux. Bien sûr il y a les critiques, quelquefois les insultes, mais il y a un débat qui peut — quelquefois — être intéressant.

 

Mais si les commentaires sont valorisants, leur absence est beaucoup plus difficile à gérer. En fait, elle est carrément terrible. D'un coup, on imagine parler dans le vide (ce que l'on fait aussi très certainement quelquefois). J'ai pourtant laissé les commentaires actifs sur le blog du Projet Bradbury : il s'agit d'un site aimablement hébergé par Actualitté dont je ne saurai modifier le fonctionnement.

 

Mais il n'y a pas que les commentaires de blog : il y a aussi les statuts Facebook, les tweets et tout le reste. L'absence de réponse met alors mes nerfs à rude épreuve, et je ne doute pas que vous êtes nombreux dans mon cas, à poster une vidéo sur Facebook en espérant qu'elle déclenche l'hilarité générale et un nombre de Like digne du Livre des Records. Je ne peux pas couper les commentaires ni les partages sur Facebook, et ils sont d'ailleurs absolument indispensables pour que le Projet Bradbury prenne de l'ampleur. J'essaye simplement d'y faire moins attention. Je ne dis pas que c'est facile. Mais juste un peu moins.

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Le Projet Bradbury continue : courage matelot, plus que 47 !