Les éditeurs perdus suite au rejet de l'application Sony Reader

Clément Solym - 02.02.2011

Lecture numérique - Acteurs numériques - editeurs - ebooks - application


C'est qu'on s'y perdrait. Quand Apple accepte l'application des uns, et refuse celle des autres, alors que toutes ventes des livres numériques sans passer par l'API In-App, pour ce faire, certains se grattent la tempe.

Les éditeurs de presse en particulier. Grzegorz Piechota, président européen de l'International Newsmedia Marketing Association, se fait porte-parole de ses membres, soit 5000 au travers de 80 pays. « Certains disent qu'ils se sentent trahis. Ils croyaient que ce serait un excellent moyen d'accéder au contenu des journaux et des magazines. Alors, ils se sont rués dans l'iPad et beaucoup d'entre eux ont investi dans les applications pour cela. »


Et de fait, les éditeurs de presse ont pas mal servi à la promotion de la tablette, et forcément, la déception est grande, rapporte mocoNews.net.

Jusqu'à présent, les éditeurs ont pu accepter que les utilisateurs soient redirigés vers une page HTML pour la gestion des abonnements, mais le petit événement qui a vu Sony se faire refuser l'entrée de l'AppStore pour son application Sony Reader, remet deux ou trois choses en question.

D'ailleurs, Sony plaide aussi l'imcompréhension : « Beaucoup de nos clients utilisent des appareils mobiles Apple, en plus de leurs lecteurs ebook, et ils attendent avec impatience une solution qui leur permettra d'acheter et de lire du contenu du Reader Store sur leurs appareils mobiles Apple, aussi bien que synchroniser ce contenu entre leur Readers et iPhones, comme c'est possible pour d'autres plateformes. »(notre actualitté)

Situation d'autant plus problématique que, assurent-ils, lorsqu'Apple s'adresse aux éditeurs, les négociations sont tout autre, et le discours est très différent. Intéressant. Les libraires, ou intermédiaires seraient possiblement sanctionnés, mais pas les fournisseurs de contenus. D'ailleurs, il serait intéressant de savoir ce qu’Éden Livre en pense...

Chose qui les contrarie encore plus encore, c'est que la taxe de 30 % prise par Apple est importante et ne compense plus vraiment le choix de la plateforme, pour la diffusion de leur contenu, s'ils doivent eux aussi s'aligner sur les nouvelles directives...

Et nombreux sont ceux qui se remémorent les affaires anti-trust où étaient impliquées des Microsoft, des Google et consorts...