Les enfants aiment l'ebook, leurs parents toujours pas

Clément Solym - 30.09.2010

Lecture numérique - Acteurs numériques - lecture - ebook - plaisir


Les jeunes... sans respect pour les valeurs de leurs aînés, convaincus de tout savoir et d'avoir raison de le croire... Les jeunes, c'est affreux. Insupportable. Intolérable !

Au point même qu'en leur demandant leur avis sur les ebooks, ils vont à l'encontre de ce que pensent leurs parents, qui n'auraient pas vraiment l'intention de rejoindre la révolution numérique des livres. Dans le 2010 Kids and Family Reading Report, publié hier et commandé par l'éditeur Scholastic, c'est un portrait assez frappant de la famille que l'on peut découvrir.

Ainsi, six enfants de 9 à 17 ans, sur dix sont intéressés par la lecture sur un supporte comme l'iPad ou le Kindle et un sur trois, dans la même tranche d'âge estime qu'il prendrait même plus de plaisir à lire, si plus de livres étaient disponibles. Et en effet, l'un des grands absents du monde numérique, c'est bien évidemment Harry Potter, Rowling ayant toujours préféré être lue sur du papier.


Mais sur ce point, les temps changent. Puisque justement, l'éditeur anglais, Bloomsbury, discute depuis maintenant juin dernier avec la romancière pour sortir une version numérique...

Les jeunes aimeraient donc les ebooks... tout le contraire de leurs parents, puisque seuls 6 % de ceux interrogés ont un appareil de lecture numérique et que 76 % clament qu'ils n'ont pas du tout l'intention d'en acheter un. Seuls 16 % envisagent de franchir ce pas. À mettre en parallèle avec un autre sondage, où 80 % des personnes adultes interrogées assuraient qu'elles ne voulaient pas d'un lecteur ebook.

Ces résultats ne surprennent cependant pas Scholastic, d'autant plus que l'explosion permanente du monde numérique vise toujours la population jeune, comme tout nouvel essor technologique. Au cours de l'enquête, on découvre aussi quelles sont les habitudes de lecture : la moitié des 6/8 ans, ont plaisir à lire, mais ils ne sont plus qu'un quart entre 15 et 17 ans. Et seulement 20 % chez les garçons.

Dès huit ans, l'intérêt pour les livres se perdrait donc, et les médias numériques seraient l'un des grands concurrents de cette bataille. Le transfert des oeuvres sur ces appareils serait alors une solution tout à fait intelligente.