Les Français face aux GAFA, ces sociétés qui ont changé la vie

Nicolas Gary - 28.11.2014

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Omniprésents sur la toile, quasiment incontournables, les quatre grands acteurs du web, Google, Amazon, Facebook et Apple ont fait l'objet d'une étude assez nette. Le sondage, effectué par BVA pour le compte de Fabernovel démontre que les Français sont frappés par ces sociétés. Lesquelles jouissent par ailleurs d'une assez bonne image – selon 81 % des sondés, pour Google.

 

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Dennis Skley, CC BY ND 2.0

 

 

Entre 98 et 99 % des Français connaissent ces firmes américaines, et 68 % considèrent qu'elles ont changé leur vie quotidienne. Cependant, la cote de popularité n'est pas égale entre toutes : Apple et Amazon dispose à 69 % et 65 % d'une image favorable. Usine Digitale, qui diffuse l'étude, montre que les entreprises sont également parvenues à devenir incontournables dans le paysage numérique, et presque au-delà.

 

Les GAFA sont des sociétés vues comme innovantes, voire, pour 41 % des sondés, incarnent des pistes à suivre, ou des modèles dont l'Hexagone devrait s'inspirer pour les entreprises locales. Un chiffre important, mais qui est impacté par le comportement fiscal des entreprises, notamment.

 

Mais surtout, à l'instar d'Amazon, elles ont une approche centrée sur le client, et son bien-être. Sarah Norky, à l'origine de l'étude, prend l'exemple du Kindle. « Une entreprise traditionnelle va plutôt piloter en veillant à garder des marges positives. Amazon vend son Kindle Fire à perte, mais gagne sur la vente de contenus. » Et de poursuivre : « Leur enjeu, c'est d'accueillir et de fidéliser un maximum de personnes. D'une manière ou d'une autre, ils arriveront à tirer de la valeur des interactions avec eux : vente de produits, mise en relation - commissions chez Amazon - ou richesse de la connaissance. »

 

Un système qui repose sur une intégration complète des produits et des services – ce que l'on appelle aussi le modèle propriétaire. « Une approche traditionnelle va s'attacher aux marges générées par chacune des lignes de produits. Si un mascara perd de l'argent, par exemple, elle va l'arrêter sans regarder s'il n'est pas lié à un résultat plus large. Ce n'est pas ce que fera un Gafa. Sans l'appstore, l'iPhone n'a aucun lieu d'être. Le compte de résultat d'un Gafa est orienté vers ses clients. Il se demande combien il génère de profitabilité pour un client », note Sarah Norky.

 

Or, malgré leur notoriété, et en dépit de leur présence dans notre quotidien, elles restent assez impersonnelles, voire éloignées des clients. Seuls 42 % se sentent proches des GAFA. Autrement dit, elles restent ces monstres sans visages du net.  

 

Des fantômes, donc, qui puisent dans les données personnelles de leurs utilisateurs pour alimenter leurs caisses. Mais tous les internautes ne sont pas informés de la même manière. Ainsi, Google et sa politique d'utilisation ne sont décriés que par les amateurs de technologies, très renseignés. A contrario, Facebook n'a une bonne image que pour 39 % des sondés – et pour cause, le réseau intègre une partie de la vie des utilisateurs et ils sont 28 millions en France.