Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Les lecteurs américains étudiés selon leur lieu de résidence

Clément Solym - 21.12.2012

Lecture numérique - Usages - Lecture numérique - Enquête marketing - Pew


Le centre de recherches Pew a mené une vaste enquête sociogéographique afin de déterminer les différents profils de lecteurs, avec leurs usages et leurs appareils favoris, et ce dans le but d'aider les bibliothèques et libraires à mieux calibrer leur offre en fonction de la demande. En résulte un impressionnant compte-rendu, détaillé et inédit.

 

L'étude s'est penchée sur trois profils de lecteurs, selon les zones géographiques de résidence : lecteur urbain, banlieusard et rural, qui passent donc sous le microscope. Chaque profil est observé sous 6 angles : la lecture, la possession de matériel électronique, les usages en matière de lecture numérique, la finalité de la lecture, la relation aux bibliothèques et les recommandations en matière de livres.

 

Question méthodologie, l'étude a été menée auprès de 2896 Américains âgés de 16 ans au minimum, en anglais et en espagnol. Du 16 novembre au 21 décembre 2011, ils ont été successivement interrogés en vis-à-vis et par téléphone. Un examen de vaste envergure, donc, rendu possible par un don de la Bill & Melinda Gates Foundation. 

 

Premier constat au niveau des résultats : la lecture reste largement plébiscitée par les Américains, avec 70 % d'entre eux ayant lu au moins un livre sur les 12 derniers mois, tous lieux de résidence confondus (le chiffre atteint 80 % en ville). L'imprimé entretient toujours une large avance sur le numérique, mais on connaît l'expansion de ce dernier aux États-Unis, où le marché est bien plus avancé qu'en Europe.

 

Les établissements de prêt seront également heureux d'apprendre qu'ils comptent beaucoup pour la plupart des Américains et leur famille, même si les habitants en zone rurale nuancent ce résultat en raison d'un accès aux livres pas toujours aisé, surtout sur un territoire aussi large que les USA. Par ailleurs, les recommandations de lecture viennent principalement des amis et de la famille, et, curieusement, assez peu des libraires ou des bibliothécaires. Les sites Internet et autres réseaux sociaux arrivent en deuxième position, ce qui confirme plus ou moins le constat de Babelio sur leur faible impact. (voir notre actualitté)

 

Pour finir, un détail croustillant : les lecteurs de la ville liraient avant tout pour se tenir au courant, et seulement ensuite pour le plaisir... Les dîners mondains, probablement.