Les limites du cloud computing : quand ça plante, c'est foutu...

Clément Solym - 30.06.2010

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Confiez vos fichiers, qu'y disaient, confiez vos fichiers, ils verront du pays, qu'y disaient... D'aucuns me pardonneront cette référence astérixienne, mais en l'occurrence, il se trouve qu'Amazon, encore lui, en a fait une bien belle, à vous donner envie de vous mordre méchamment la main.

Le cloud computing, c'est le fait de stocker ses fichiers dans un nuage, mais plus concrètement sur un serveur. C'est bien. Dans le cas du Kindle, cela permet de ne pas stocker dans la mémoire de la machine et de rappeler. C'est pratique.

Mais pas tout le temps.

En effet, comme nous l'annoncions, Amazon a connu quelques soucis hier et au cours des dernières 24 heures. Ce qui a empêché certaines personnes d'accéder au site, ou plus pénible encore, de pouvoir retrouver des ebooks précédemment achetés. Des milliers de pages de produits étaient vierges, ce qui est vraiment mauvais pour tout le monde.

Or, l'achat desdits ebooks, et leur stockage dans le mode cloud computing implique aussi que l'on puisse les retrouver en permanence. Chose qui était donc hier complètement impossible. Et remet une fois de plus le couvert sur l'achat locatif auquel procèdent les acheteurs d'ebooks chez Amazon.

En fait, dans ce mode de fonctionnement, si l'on souhaite conserver la propriété de ses livres, comme l'explique très bien Amazon, on a surtout intérêt à ne pas les perdre... De là tout l'intérêt de ce que Google Editions proposerait une copie de sauvegarde, permettant de malgré tout accéder à l'oeuvre achetée, même en cas de coup très dur.

C'est également là tout l'enjeu de ce que nous expliquait Alban Cerisier de Gallimard sur la diffusion et le stockage des oeuvres numériques : « Que Google propose d'assumer seul un accès pérenne à ces fichiers est bien aimable, mais la société peut changer de mains, de positionnement, de modèle, voire s’affaiblir gravement... Dans ces conditions, déporter nos fichiers vers l'un ou l'autre des acteurs ne nous semble pas très raisonnable dans les conditions actuelles du marché. D'ailleurs, a-t-on réellement intérêt à le faire ? »