Les métadonnées, enjeu considérable pour le livre numérique

Antoine Oury - 26.03.2013

Lecture numérique - Lecteur eBook - métadonnées - livre numérique - XML


Les bibliothèques ont la classification décimale de Dewey, il y a l'ISBN, et les étagères numériques ont les métadonnées : chacun sa came. Mark Bide (directeur exécutif d'EDItEUR) et Bill Kasdorf (vice-président, Apex Covantage) ont évoqué de quelle manière s'effectuaient l'ordonnancement des livres numériques, et expliqué en quoi un soin tout particulier devait être apporté aux métadonnées. Pour la survie de l'EPUB.

 

 

{CARROUSEL}
Mark Bide (directeur exécutif, EDItEUR), Bill Kasdorf (vice-président, Apex Covantage)
 
 

Entre livre papier et livre numérique, le classement n'est pas du tout le même : « Les métadonnées descriptives sont bien plus importantes pour le numérique que pour le papier, car il peut y avoir plusieurs produits pour un même titre en numérique [selon les formats, NdR], et l'ISBN n'en couvre qu'un seul » explique Mark Bide.

 

Le protocole d'édition ONIX (pour ONline Information eXchange, échange d'informations en ligne) couvre trois formats XML qui permettent d'associer à un titre numérique tout un ensemble d'informations : titre, auteur, le minimum ou presque, mais aussi jusqu'au format ou au droit de vente territorial. Rien n'est superflu : sans métadonnées, le lecteur ebook se transforme en planche à découper.

 

Et dans un marché devenu mondial, ce genre de référencement est indispensable pour éviter tout risque de perte ou de détérioration du fichier : l'organisation à but non lucratif EDItEUR valorise le protocole ONIX, dans sa 3e version, et fournit un guide d'introduction sur ce dernier. « ONIX3 est un peu difficile, mais c'est parce qu'il est très riche et précis », assure Bide. Et avec le XML utilisé à la source, aucun problème pour ajouter de nouvelles références à un même titre, ensuite mises à jour dans ONIX.

 

Bill Kasdorf, vice-président d'Apex Covantage, prend le relais : « Allez-y ! Changez pour ONIX3, parce que ONIX1 ne sera plus supporté après 2014 ». La conversion est encore possible,mais l'ultimatum est posé : a technologie se cherche encore. Mais les possibilités du Web sémantique effaceront les doutes des plus sceptiques : un référencement au poil, un moteur de recherche « qui comprend les subtilités » et des résultats de plus en plus pertinents.

 

Après, on peut aussi laisser Google s'en charger avec la recherche au coeur...