Les professionnels et l'iPad : l'imprimé est progressivement boudé

Clément Solym - 23.01.2012

Lecture numérique - Tablettes - ipad - professionnels - usages


L'arrivée de l'iPad dans le monde de l'édition n'a pas simplement provoqué une vague d'enthousiasme pour les développements de livres insolites et interactifs. De fait, une étude réalisée par le cabinet Stak montre également que la tablette a eu une incidence sur les comportements mêmes des professionnels.

 

En effet, selon des données diffusées à cette adresse, on peut retenir que les habitudes de travail ont été progressivement modifiées par la petite chose d'Apple. 

  

Il s'agit moins de bouleversement que de modifications, voire d'une simplification des usages, que permet la tablette en fait. 

 

Pour les journaux, 72 % des professionnels interrogés par IDG Connect expliquent qu'ils achètent moins de presse depuis qu'ils ont un iPad. 

 

 

Pour les livres, ils sont 70 % à en acheter mois, et 49 % avec la même approche pour les DVD. Du côté Asie et Moyen-Orient, ce sont respectivement 90 et 80 % de répondants qui achètent moins de choses imprimées. 

 

L'Europe et l'Amérique du Sud restent encore assez réticentes, en moyenne, avec 64 % et 47 % des répondants qui ont opéré la bascule. Sur le vieux continent, ils sont 63 % à acheter moins de papier depuis qu'ils ont un iPad. 

 

« Ces marchés, pour les supports physiques, sont en déclin. Sur ces éléments, les tablettes peuvent d'ailleurs accélérer leur disparition », note l'étude. 

 

« Pour les médias financés par la publicité (journaux et magazines) les enjeux sont particulièrement importants. Les lecteurs qui peuvent se permettre d'acheter un iPad ont tendance à être démographiquement plus convoités que ceux qui ne le peuvent pas. »

 

Pour ce qui est de l'Amérique du Nord, 15 % des répondants assurent qu'ils envisagent d'acheter, la prochaine fois, une tablette alternative à l'iPad.