Les projets de Kobo : compter sur des partenariats solides

Clément Solym - 19.04.2012

Lecture numérique - Acteurs numériques - Kobo - Vox - Partenariats


Dans un entretien accordé au IBTimes, le vice-président du développement commercial chez Kobo, Todd Humphreys, expose les raisons de la vitalité de l'entreprise.

 

Pour s'adapter à une demande sans cesse croissante de livres numériques, le Kobo se vend aujourd'hui à 50 £ chez AsdaDirect. « Je pense qu'il existe des entreprises qui ont sorti des lecteurs low-cost, des tablettes low-cost, dans ce secteur du marché. La raison pour laquelle ils n'y rencontrent pas le succès escompté est qu'il faut absolument avoir différents appuis », explique-t-il. Kobo, selon lui, est en effet une alliance entre matériels de qualité, un contenu satisfaisant, et la prise en compte de l'expérience du consommateur.

 

Succès d'un appareil adaptable

 

Kobo a su se rendre accessible pour les usagers d'iOS et d'Android. Il accepte aussi le format EPUB. Plus de 100.000 machines ont été vendues en Grande-Bretagne, (voir notre actualitté), et 145.000 appareils ont été écoulés en France sur toute l'année 2011.

 

« Contrairement à Amazon, nous n'enfermons pas les gens dans un écosystème particulier. Vous pouvez acheter sur Kobo et lire sur autre chose. Vous pouvez aussi transférer votre livre sur un autre appareil si vous le désirez. (...) Notre stratégie a été d'offrir aux clients une sélection aussi large que possible, à un prix aussi bas que possible pour l'appareil, et leur permettre de bien gérer leur bibliothèque ».

 

 

 

Une tablette à part

 

Si le Kobo et le Kobo Touch ont su trouver leur place, il semble cependant que la tablette Kobo Vox peine, selon IBTimes, a se faire accepter. Mais pas question de dire que Kobo piétine les plates-bandes d'Apple. « Nous ne le considérons pas vraiment comme un adversaire de l'iPad, c'est un lecteur en couleur, permettant une meilleure intégration d'un contenu en couleur ». Le Kobo Vox, bien qu'il s'agisse d'une tablette, se veut « centré sur la lecture ».

 

Malgré cela, des améliorations devraient voir le jour, et pourquoi pas, à l'avenir, une nouvelle version du Kobo Vox ?

 

La recette du succès

 

Le succès du lancement du Vox est aussi dû au partenariat entre Kobo et les librairies WH Smith (voir notre actualitté), permettant la visibilité de la tablette dans de très nombreux points de vente au Royaume-Uni. À l'avenir, Kobo saura construire de nouveaux partenariats pour son développement.

 

« Notre stratégie au sein de nouveaux territoires est celle que nous avons appliquée ici, c'est un peu notre recette maintenant. Nous trouvons une librairie de premier ordre, nous trouvons des détaillants d'appareils électroniques, et saupoudrons nos produits chez quelques autres vendeurs. (...) Cette stratégie consiste à couvrir différents segments du marché, car des personnes allant chez WH Smith ne vont pas forcément chez Dixons, et vice-versa. »

 

C'est certainement l'innovation qui soutiendra le développement de Kobo face à de puissants concurrents comme Amazon. Ça tombe bien, une plate-forme d'auto-édition verra bientôt le jour (voir notre actualitté), et même avant l'été, affirme The Bookseller, qui rappelle qu'en France, peut-être en raison de son partenariat avec la Fnac, les appareils Kobo se vendent mieux que ceux de Kindle.