Les répartitions de la Sofia à la loupe

- 14.03.2013

Lecture numérique - Usages - baromètre sofia - SNE - assises


Comme pour sa première édition, le baromètre Sofia/SNE/SGDL communiquera ses résultats à l'occasion des Assises du numérique au Salon du Livre. Organisées par le Syndicat national de l'édition, cette prise de température semestrielle ausculte les usages du numérique. D'ici là, une lettre d'information rapporte son bilan financier ainsi que quelques préoccupations d'actualité.

 

Dans sa lettre du mois de mars, la nouvelle vice-présidente, Agnès Fruman, rappelle la base de travail qui repose avec 200 dossiers de demandes d'aides culturelles, principalement pour des salons du livre. Et dénonce le danger de coupes budgétaires ou le désengagement de certaines collectivités territoriales.

 

 

Pour sa répartition de financement, la Sofia mentionne 16,9 millions d'euros collectés en plus de 300.000 € générés comme produits financiers. Sur l'ensemble, 13 millions ont été répartis en décembre 2012 et sont en cours de distribution auprès des auteurs et éditeurs, chiffre auquel on ajoute 2,1 millions de frais de gestion. De leur côté, les contributions de l'Etat connaissent une légère reprise après une baisse de 12% entre 2008 et 2011.

 

Indexée sur le nombre d'inscrits en bibliothèque, cette contribution a largement été soutenue par la hausse des redevances perçues auprès des libraires. Avec le recouvrement de redevance de plus en plus long et des règlements tardifs pour cause de déclarations plus tardives, elles aussi, la Sofia fait le vœu pieux que les librairies supporteront l'effort et aideront à rapprocher perceptions et versements de droits. Le bilan d'activité cite également la hausse des cotisations de retraite complémentaire de l'année 2010 qui caracolent à 1,6 millions.

 

Une aide culturelle en nette hausse pour 2012

 

Concernant la gestion du droit de prêt, les frais évoluent peu avec un taux stable de 12-13%,soit 2 098 637 € après déduction de la part allouée à la copie privée. Si le nombre de titres bénéficiaires de droits augmente, celui des auteurs et des éditeurs se maintient dans les mêmes proportions.

 

Autre point clé de cette lettre, la copie privée et sa difficile gestion à l'heure numérique. Pour l'année 2011, l'industrie de la création totalisait 192,5 millions € de perceptions. Du côté de la Sofia, la rémunération pour l'année 2011, répartie en juin 2012, la courbe connaît une augmentation régulière, nouveaux formats numériques obligent, avec 2,63 millions alloués aux éditeurs, 809.000 aux auteurs, et 1,3 millions réservés à l'action culturelle. Pour l'année 2012, les hausses les plus notables concernent cependant cette même action culturelle avec 2,4 millions d'euros répartis à 63% pour l'aide à la diffusion et 28% pour la formation.

 

Financer la gestion des livres indisponibles

 

Concernant la nouvelle loi du 1er mars 2012 relative aux livres indisponibles publiés au XXe siècle, une liste de 50.000 titres rejoindra la base de données de la Bibliothèque nationale en libre accès sur internet le 21 mars prochain. Sous l'acronyme « ReLIRE » pour Registre des Livres Indisponibles en Réédition électronique, la liste sera mise à jour chaque année à cette date avec la participation de chacun. A noter toutefois qu'auteurs et éditeurs auront six mois pour notifier leur refus de voir figurer un de ses titres dans la liste. Un quart du poste de la copie privée sera dévolu à la gestion de ces droits sur livres indisponibles.

 

Dans son précédent baromètre du 8 novembre, la Sofia avait relevé une augmentation significative de la population de lecteurs numérique avec 14% en seulement 6 mois. Le nombre des réfractaires à l'encre numérique avait, lui, baisse à78% contre 90% en mars 2012. De bons chiffres, actualisés lors du Salon du livre qui permettent un petit satisfecit interne. On peut lire dans cette même lettre une énumération des vice-présidents qui se sont succédés avec à chaque fois un redoublement d'éloges : Serge Eyrolles « résolu » et « tenace », Pascal Flamand « élégant «  et « vénitien », Brice Amor « scrupuleux » et « bon pilote ».