Les traducteurs, meilleurs alliés de l'autoédition

Clément Solym - 12.12.2012

Lecture numérique - Acteurs numériques - Traducteur - Google Traduction - ebook


Ces cinq dernières années, on a assisté à un développement sans précédent du phénomène de l'autoédition. Il est vrai qu'internet et les nombreuses plateformes qui s'y trouvent ont bien facilité les choses. (voir notre actualitté) On ne compte plus le nombre d'illustres inconnus qui jouent aux écrivains, avec plus ou moins de succès.

 

 

Traduction

 merlinprincesse, CC BY-NC-ND 2.0

 

 

Certains retournent au néant d'où ils sont venus, les plus chanceux se créent une communauté de lecteurs (la littérature génération Facebook ?) et parfois le miracle se produit et leurs livres sont publiés par un (vrai) éditeur. Voir EL James et Fifty Shades of Grey et quelques autres heureux élus.

 

Tout ceci  a de quoi susciter des vocations, mais, comme le rappelle à juste titre un article du Goodereader, ces nouveaux auteurs ne pensent pas forcément à la question de la traduction de leur texte. En effet, avec Internet, on finirait par oublier que tout le monde ne parle pas anglais.

 

Or la traduction est un aspect de la diffusion d'une œuvre d'une importance tout à fait cruciale : une mauvaise traduction, et le succès risque fort de ne pas être au rendez-vous. De plus, le milieu de la traduction n'est pas d'une transparence exemplaire, au sens où les offres disponibles sont légion et que les règles sont pour ainsi dire inexistantes.

 

Il faut donc s'entourer des bonnes personnes dès le départ comme le laisse entendre Vero MacMillan de World Vibes Marketing. Elle rappelle les innombrables « arnaques » qui ont cours dans le milieu de la traduction. Il y aurait des entreprises peu scrupuleuses n'hésitant pas à facturer des traductions effectuées par Google Traduction ! Ces « traducteurs » se démarquent par leurs tarifs peu élevés, ce qui peut attirer des auteurs qui n'ont pas forcément l'argent nécessaire pour se payer des services de qualité.

 

Car une bonne traduction coûte cher. On ne peut pas se contenter de traduire mot à mot un texte sans réfléchir, il faut rendre dans la langue d'arrivée les expressions propres à celle de départ. Bref, un vrai travail de professionnel. La traduction fait d'ailleurs partie des motifs qui attirent encore les auteurs autoédités vers l'édition traditionnelle, tant l'étape est ardue, mais cruciale. (voir notre actualitté)

 

Les auteurs qui choisissent de se publier eux-mêmes feraient bien de s'en souvenir. Vu l'expansion du marché du livre numérique au cours des derniers mois et la facilité grandissante de l'autoédition, il est très tentant de vouloir « s'exporter  ». Autrement dit, si l'Asie et l'Amérique latine semblent plus proches que jamais, ce n'est pas une raison pour faire traduire à la va-vite votre fan fiction érotique...