Les vendeurs online ont encore beaucoup à apprendre

Clément Solym - 19.10.2010

Lecture numérique - Acteurs numériques - distributeurs - GDN - piratage


Le constat est simple. Les vendeurs d'ebooks sur internet ne font pas d'efforts pour fidéliser leur clientèle, si ce n'est par le biais des restrictions à mettre en place sur les lecteurs ebook.

Avec un minimum de jugeote, le mot de la fin apparaît donc clairement : piratage. La manière qu'ont les distributeurs de livres et de lecteurs numériques de forcer leurs clients à n'acheter que leur marque ne va pas fonctionner longtemps. Les DRM (Gestion des droits numériques), qui empêchent l'acheteur d'un ebook de lire celui-ci sur un autre support que celui du distributeur sont voués à l'échec.

Ces charmants systèmes de contrôle se traduisent par les numéros de série, les restrictions géographiques, les restrictions de copie ou de support. Le seul souci : les pirates du web et de l'informatique ont des années d'avance. Les DRM sont déjà contournés avec la plus grande facilité dans les domaines de la musique, des DVD ou encore des jeux vidéo. L'ebook ne fera pas exception.


Alors, il semble que la solution ne se trouve pas ici. Comment fidéliser le client ? Messieurs les distributeurs, c'est simple : offres, prise en charge, suivi de consommation... Il faut à l'ebook, et à ses plateformes de vente, les caractéristiques d'une librairie.

Les possibilités sont immenses. Avec le système de compte, les distributeurs peuvent tout de suite tout savoir du client. Ce qu'il a acheté, les pages fréquentées, etc. Pourquoi ne pas utiliser cette manne d'informations ? Il y a là des possibilités bien plus étendues qu'en librairie, ou la mémoire du libraire a ses limites. En essayant de ne pas se montrer trop iontrusif, évidemment...

Des offres, encore

Plutôt que de contraindre le client, il faut le charmer. Exemple, un utilisateur achète le premier exemplaire de la trilogie de Tolkien, Le Seigneur des Anneaux. Hop, message sur le compte : « Si vous achetez les trois, vous avez une réduction sur les tomes deux et trois ». Des choses possibles uniquement dans un environnement sans prix unique du livre numérique, cela dit.

De même, si un consommateur n'achète que des polars, pourquoi ne pas lui envoyer la liste des best-sellers, des publications récentes dans cette catégorie ? Ou encore, offrir un livre de son choix à un acheteur régulier ? Voir même des offres d'anniversaire ?


Les possibilités sont immenses. La balle est dans le camp des distributeurs, qui, avant de se plaindre de la piraterie, devraient, et peuvent, améliorer leurs services. OU comment ne pas faire l'erreur du monde de la musique qui a tenté de continuer à vendre des CD à 20 € à l'époque du mp3 et de Deezer .