Abusé par Apple et de cupides éditeurs ? Le remboursement arrive

Nicolas Gary - 25.07.2015

Lecture numérique - Législation - entente ebooks - rembourser clients - Apple éditeurs


Suite à la condamnation d’Apple, qui avait interjeté appel, une nouvelle campagne de remboursement initiée par Amazon a renfloué les caisses des consommateurs. Ainsi, quelques clients ont perçu automatiquement des remboursements cette semaine. Ces sommes équivalent au dédommagement prévu, concernant les ebooks achetés, alors que les éditeurs et Apple ont été soupçonnés d'entente. Avant de lancer son iPad, le fabricant avait en effet contracté avec les maisons, d’une manière qui a déplu quelques années plus tard, à la justice américaine. 

 

Lecteur ebook DRM

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

Les maisons avaient la possibilité de fixer le prix de vente de leurs ebooks, ce qui dans la société libérale n’est pas bien vu. La protection et le bien-être des consommateurs auraient été menacés et une enquête pour violation des lois antitrust fut lancée. Avec au bout, la condamnation d’Apple – les éditeurs avaient préféré verser une amende forfaitaire, pour éviter le coûteux procès.

 

 

Plusieurs internautes se sont étonnés de voir leur compte personnel soudainement crédité de quelques dollars, avec un virement venu d’Amazon. Les montants reversés vont de 2 à 5, voire 8 $. 

 

 

 

 

 

En parallèle de ce procès, un recours collectif porté par les procureurs généraux des États visait à obtenir un meilleur dédommagement pour les consommateurs, lésés. En cas de condamnation en appel, la firme de Cupertino se verrait contrainte de verser un chèque de 450 millions $, qui servirait à apaiser la colère des clients. 

 

On ignore totalement si les versements perçus sont ainsi issus du chèque d’Apple. Selon la presse américaine, il s’agirait plutôt du règlement obtenu par les procureurs généraux en 2013, contre les éditeurs. Le montant de la cagnotte à distribuer est de 10,45 millions $ pour les clients. 

 

Amazon, toujours soucieux du client, a dans tous les cas procédé aux remboursements idoines. 

 

Dans le même temps, et après avoir été déboutée en appel, Apple continue de clamer son innocence. « Apple n’a pas conspiré pour fixer le prix des ebooks, et cette décision ne fait rien pour changer les faits. Nous sommes déçus que la Cour ne reconnaisse pas l’innovation et le choix que le magasin iBooks a apporté aux consommateurs. Alors nous nous voulons mettre tout cela dernière nous, l’affaire concerne nos principes et nos valeurs. Nous savons que nous ne faisions rien de mal en 2010, et nous évaluons les prochaines étapes », assurait la société dans un communiqué.  

 

Pour la juge Debra Ann Livingston, « la concurrence n’est pas utilisée pour permettre à un acteur du marché d’éliminer la concurrence sur les prix, comme une condition d’entrée. Et c’est une maigre consolation pour les consommateurs qu’ils aient gagné un nouveau revendeur d’ebooks : cela s’est fait à leur détriment, puisqu’il a instauré un contrôle de tous les prix des ebooks, avec un cartel d’éditeurs ».