Livre et ebook, une définition et une commercialisation

Clément Solym - 30.01.2012

Lecture numérique - Usages - livre numérique - commercialisation - ventes


Lors de la conférence Digital Book World, qui s'est tenue du 23 au 5 janvier dans la ville  de New York, beaucoup d'acteurs de l'industrie de l'édition se sont interrogés sur l'avenir du livre, remettant en question la notion même de l'ebook et révélant des chiffres pour le moins surprenant. 

 

Le mot « ebook » était sur toutes les lèvres lorsque la présidente de la maison d'édition Hyperion, Ellen Archer, a publiquement demandé :  « Pourquoi appelons-nous ça "ebook" de toute façon ? (...) Est-ce qu'on lit des "emagazines" ? Ce sont des livres.  » 

 

Mediabistro s'est alors demandé à quel point il faudrait distinguer un ebook de son équivalent imprimé, en dehors des différences de support.  Quelle est justement l'importance du support pour qualifier un livre de « livre »  ? Demandera-t-on à ses amis dans quelques années : « Hey, tu as aimé dernier ebook de Carlos Ruiz Zafon ?  » pour parler de son livre, auquel l'interlocuteur pourrait répondre : « Nan, j'ai préféré le livre imprimé, rien à voir » ou alors « Ouai, ça marche bien, tellement qu'il paraît qu'ils vont en faire un imprimé ».

 

 

Mis à part les titres enrichis, et bien « un livre est un livre, que ce soit un livre de poche, un relié ou un numérique », selon Dianna Dilworth.

 

Cependant, cette dernière soulève que les distinguer sur le plan commercial peut aider les maisons à faire des profits et améliorer leur stratégie marketing. Elle rappelle d'ailleurs que l'idée de créer un classement des best-sellers d'ebooks est un indicateur de vente très utile. Classement qui a d'ailleurs été ajouté en 2010 à la célèbre liste de bestsellers du New York Times.

 

Le livre n'est pas mort

 

Lors de la conférence, l'auteur David Houle a fait une déclaration surprenante à première écoute. Selon lui, il y a beaucoup plus de livres publiés actuellement en une semaine qu'il n'y en avait en 1950, soulignant que le livre en tant qu'objet avait toujours de l'avenir, tout en encourageant les éditeurs à s'adapter à l'ère du numérique. 

 

Une information quasi confirmée par Russ Grandinetti, vice-président Kindle, qui a informé l'audience que les ventes de livres imprimés se portaient au mieux chez Amazon. Un facteur étant qu'elles seraient encouragées par les ventes sur Kindle. Il a également suggéré aux éditeurs d'autoriser le partage des livres entre les lecteurs, ce qui encouragerait les ventes. 

 

Autre chiffre impressionnant : un bilan des ventes d'ebooks sur l'année 2011 montre qu'elles auraient augmenté de 17 %. On vous en dit plus ici.