Livres indisponibles : les auteurs remontent au créneau contre ReLIRE

Nicolas Gary - 08.07.2016

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Si aucun des acteurs français impliqués dans la numérisation des œuvres indisponibles ne souhaite faire de commentaire, c’est que la claque est sévère. Convaincus que l’avocat général ne présenterait pas de conclusions défavorables à la législation française, certains sont tombés de leur chaise. Non seulement l’AG est défavorable, mais selon ses conclusions, le procédé ne respecte pas le droit d’auteur. Raison pour laquelle le combat reprend de plus belle.

 

Registre ReLIRE - Centre national du livre

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

C’est avec une pétition mise à jour que la lutte contre le Registre ReLIRE est relancée, après la découverte des conclusions de l’avocat général, Melchior Wathelet. « Les conclusions de l’avocat sont... *défavorables* à ReLIRE. Enfin, ENFIN, il est rappelé cette évidence : que l’accord explicite de l’auteur ne saurait passer à la trappe de quelque manière que ce soit, même sous prétexte de “ramener à la vie des œuvres oubliées” », lit-on dans le texte de la pétition.

 

Retrouver le dossier complet

Numérisation de livres : ReLIRE hors la loi, pour avoir méprisé les auteurs

 

 

Certes, l’ajout de sa signature n’influencera pas la Cour de Justice de l’Union européenne, qui ne tranchera définitivement qu’à l’automne. Mais les signataires se sentiront certainement gagnés par l’enthousiasme.

 

« C’est un grand jour... pour poursuivre le combat : il reste à voir si la Cour de Justice suivra les conclusions de son avocat. Nous citoyens avons tous, là, un rôle à tenir, une voix à faire entendre. Rendez-vous sur le front, et très bientôt dans la salle de justice ? »

 

On pourra retrouver la pétition à cette adresse.

 

 

Et en attendant les conclusions définitives, certains citent déjà discrètement Coluche, pour évoquer le projet de numérisation qui vient de prendre du plomb dans l’aile : « Les technocrates, si on leur donnait le Sahara, dans cinq ans il faudrait qu’ils achètent le sable ailleurs. »